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CHAPITRE III ULCÉRATIONS DU PHARTNX

Les diverses ulcérations du pharynx se rencontrent fréquemment dans la pratique et leur diagnostic est enibarrassanty car, si à leur début elles ont des caractères spéciaux, elles ne tardent pas à les perdre, à cause des infections secondaires qui les compliquent d'une manière uniforme.'^

On a compté jusqu'à vingt-cinq espèces différentes de microbes dans l'arrière-bouche d'individus sains en apparence (Vignal). Ce sont, parmi les saprophytes : le bacillus subtilis^ le termo~b€u:illu3, le leptothrix, etc. ; et parmi les pathogènes : le streptocoque, le staphylocoque, le pneumocoque, le bacterium coli, le pneumobacille de Friedlander, les bacilles de Koch, de Lôffler, etc.

Biagnostic. *- Ces ulcérations du pharynx peuvent être divisées pour le diagnostic en deux groupes, selon qu'elles sont récerUes ou anciennes,

1. Ulckhations récentes. — Dans le premier groupe {ulcérationB récentes) figurent :

i^ Lies aphtes f petites érosions ovalaires, à fond blanchâtre, douloureuses.

2« Uherpés, soit sous forme d'angine herpétique, à début tapageur avec frissons, odynophagie et durant cinq jours en moyenne ; soit sous forme de zona insidieux, unilatéral, içéoéralement limité au voile du palais et se prolongeant une vingtaine de jours.

3o Les hrùlureSf produites en général par l'ingestion de liquides trop chauds. J'ai vu une brûlure du 2^ degré, avec soulèvement del'épithélium sur la luette d'un malade qu'un étudiant avait examiné au moyen d'un miroir laryngosco-

MALADIES OU PHARYNX pîaque^muqtusf'' ^*"^ P""' '^''"" ^"*«'"''1«'' ^ "'

supe^ac^e^I^il'"'i'"^''^'"•"''^ montrent de petites ulciratioi l. L '*^ * '^«'•«is irréguliers.

sl^nauT"'^ ?"'■ ^"^^ ^'^^ caractères bien coonus, a él si.^nale par Fuchs. Chez a la peau.

!) malades, ÎI existe souvent i

profondes et ;

n.-„.cr, .1^

îa a ses ulcératloos pharjrn/çies, allon^^es, pe

e prolongeant durant deux ou trois semaine;

7' Le chancre sf/ph

liliqite se rcncont:

principalement sur ui

des am^-g-dales (rT;;^. 7

II y est poljmorph

pouvant simuler ui

amygdalite aiguE avi

frissoiis, dysphagie ■

fièvre à cause des assi

ciations microbienne

pouvant Être érodai

ou vég'étant, parfo

diphtéroîde (PI. I, fij

^■j Le diagnof,lK se l>af,e sur 1 unilaléralité, l'induration t

1 »niy?»iale et ! adénopalhic Loncomitanle.

L'angine de Vincent peut parfois simuler un chancre sjph IJtiqUC, surtout quand il y a une ulcération du pharyn (Queyrat).

Ll- diagnostic dirTiirenliel se fera fiicilemenl jfrâce au mi croscope qui permcllro de dùcouvrir, s'il s'agit d'une angine des spirilles et dos bacilles fusiformcs caractéristiques.

8" Les plaques muqueuses, d'un gris perle, porcelainique; donnent l'impression d'un vésicatoire en miniature. Leu siège ordinaire est sur le voile du palais et les piliers anté rieurs. Elles affectcnl des types assez divers : érosives, papulo hyperlrophiques, ulcéreuses.

9" Les ulcérations tj/phiqucs sont superficielles, ovalaires 4 bords taillés à pic età fond grlsitre. Elles ont en moyenn un centimètre de longueur. C'est vers le huitième jourqu'oi

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