ÉPI8TAXI
titielle, dont l'épistaxis sig'nale le début. On présentait à ma clinique, en août i899, un nouveau-né hérédo-syphilitique, atteint d*anasarque g^raveet sujet à d'abondantes épistaxis.
g) Les cardiopathies, surtout la période d*asystoIie etl'artériO'Bclérose des gros vaisseaux, FruitnÎKj^ht a insisté sur la fréquence des lésions mi traies chez les enfants qui saig'ncnt souvent du nez et sur l'utilité d'un traitement cardiaque.
h) Enfin les congestions de la muqueuse nasale, d'origines si variées : congestions dues à des émotions, chez les névropathes, chez les hystériques (Finck), congestions des excès sexuels, de l'onanisme (Isch-Wail), de Tarthritisme (Lancereaux), de la croissance et de la puberté, des ascensions en ballon, du travail dans les cloches à plongeur. L'impression des odeurs vives peut faire saigner la muqueuse nasale. Le fait était déjàsignalé dans lesauteurs anciens. Joal (duMont- Dore) en a observé trois cas. Le nerf olfactif réagit sur le nerf trijumeau d'où vaso*dilatation et issue de sang noir.
L'épistaxis, fréquente dans la seconde enfance, est plutôt rare dans la première.
Quand elle se produit au-dessous de six mois, elle peut être la conséquence de troubles circulatoires mais le plus souvent elle est symptomatique soit d'une hérédo*syphilis, soit d'une infection septique locale (nasale) ou générale (septicémie).
En présence d'épistaxis répétées, il faut toujours instituer une médication antiseptique des fosses nasales et du rhinopharynx (i).
Symptâmes et diagnostic. — L'épistaxis est parfois annoncée par une lourdeur de la tète, des rougeurs de la face, une sensation de chaleur dans le nez {nwlimem hemorragicum des anciens). Le malade perd en réalité bien moins de sang qu'il ne suppose, parce que le sérum diffuse beaucoup sur les linges. En moyenne, l'épistaxis n'est guère que de 20 ou 30 {'['rammes. On ne doit pas méconnaître une épistaxis dont le sang serait rendu par des vomissements ou desselles noirâti'es, surtout chez les enfants. Le sang peut refluer jusqu'aux points lacrymaux.
(1) Journal des Praticienê, septembre i902.
' L'important est de déterminer si Thémorragie est de cause locale ou g-énérate.
Elle est d'ordre local, quand c'est toujours de la même narine que sort le sang; d'ordre général, au contraire, si la rhiûôscopie ne révèle rien de particulier dans les fosses nasales. C'est alors qu*il faut chercher la cause cachée par l'examen attentif des principaux viscères, par l'analyse des urines. On pratiquera la translumination des sinus pour s'assurer que te sang n'en vient pas par trop plein.
Pronostic. — Les épistaxis ne sont graves que lorsqu'elles sont abondantes. Par leur répétition, elles mènent à l'anémie chronique, à la déglobulisation du sang. Chez leshémophiles, elles peuvent devenir mortelles.
' Traitement. — Avant tout, il faut savoir respecter les épistaxis compensatrices. Chez les vieillards artério-scléreux, on ne se hâtera point trop d'arrêter ce flux sanguin qui peut les préserver d'une hémorragie cérébrale.
Des procédés très simples peuvent suffire, tel le pincement des deux narines entre le pouce et l'index. L'élévation dea bras, les sinapismcs aux cuisses, les cataplasmes chauds sur là nuque. Des tampons de ouate hydrophile imprégnés de cocaïne, d'antipyrine, d'hamaméline, d'eau oxygénée, de jus de citron, d'extrait de capsules surrénales arrêtent quelques épistaxis. On vante encore les pulvérisations d'éther (Maizonada) et les applications de gélatine sur la muqueuse.
On emploie encore contre Tépistaxis lePenghawarDjambi, fougère arborescente qui croît à Java, à Sumatra et à Bornéo, qui a été préconisée par Lubet-Barbon.
Les poils jaunâtres et soyeux de cette fougère sont roulés en pelote de la grosseur d'un pois et appliqués sur le lieu d'origine apparent de l'hémorragie.
L'hémostase est rapide et complète.
Le perchlorure de fer est à proscrire, parce qu'il adhère à la muqueuse et reproduit Thémorragie quand on le retire.
Un tamponnement seulement antérieur, mais bien fait avec des bandelettes de gaze aseptique, suffit souvent.
Un excellent moyen consiste dans les irrigations chaudes (60«) et prolongées à l'eau bouillie. J'ai pu arrêter de la sorte