‹ Maladies du larynx, du nez, et des oreilles (volume 2)Chapitre 142 sur 282 · II. - CAVITÉS ANHEXCS · texte numérisé non relu

II. - CAVITÉS ANHEXCS

Les cavités annexes ou accessoires des fosses nasales se divisent easinut et en cellules, celles-ci moins spacieuses. Il existe trois sinus dislincls : maxillaire, frontal, sphénoldal et deux groupes do cellules ethmoldalcs, antérieures et postérieures.

Considérations anatomiques. -—Le sinus maxillaire ou arttre d'Highmoi'e, du nom de l'anatomiste qui en donna une

Fig. 218. — Les deux sinus maxillaires. — Coupe verticale et transversale. Moiiié antérieure de la coupe. S. M. et S' M', Sinus maxillaires. M. el M', Dents molaires. 0 et 0', Cavités orbilaires.

bonne description, est creusé dans le corps du maxillaire su-

périeur, entre Torbite et Tarcade alvéolaire supërieure, entre la fosse canine et la fente ptérygo-maxillaire, entre la fosse zygomatique et la paroi externe des fosses nasales (fig. 218).

Il n'est représenté à la naissance que par une logette k direction antéro- postérieure (Moure). Il s'amplifie notablement au moment de la deuxième dentition, puis il s'accroît sans cesse au point qu'on le trouve très vaste chez le vieillard.

Sa forme rappelle le plus ordinairement une pyramide triangulaire à base supérieure (orbitaire), et à sommet inférieur (alvéolaire), qui correspond aux dents molaires. Mais que de variétés révèle l'examen des cadavres puisque, même chez un seul sujet, les deux antres peuvent être très dissemblables. Souvent il est parcouru par des cloisons osseuses incomplètes qui forment des recoins difficiles à désinfecter. C'est par exception qu'on Ta trouvé complètement subdivisé par un cloisonnement vertical ou horizontal (1).

Parfois réduit aux dimensions d'une noisette, il peut, au contraire, reculer de beaucoup ses limites.

Zuckerkandl décrit à ce sinus cinq prolongements :

lo Le prolongement alvéolaire^ dans l'arcade alvéolaire, le plus important au point de vue pathologique, puisqu'il explique l'infection facile du sinus par la carie des dents molaires (fig. 219).

i^ Leprolongementpata^f'n, entre les deux lames de l'apophyse palatine du maxillaire supérieur.

3* Le prolongement soua^orhitairej dans l'apophyse montante du maxillaire supérieur.

A^ Le prolongement zygomaiique^ s'avançant dans l'apophyse de ce nom. •

5o Le prolongement postérieur ou orhilairCj qui peut aller jusque derrière l'orbite.

La paroi antérieure du sinus, qui correspond à la fosse canine, est mince et offre un accès facile pour pénétrer largement dans le sinus. Le périoste, assez adhérent dans la moitié postérieure, se laisse facilement décoller en avant, au niveau de la fosse canine.

(1 ) BouLAY, Comptes-rendun de la Société française d*0, B.L,,i 898.

edS MALADIES DU REZ

C'est sur la pnroi interne ou nasale que se trouvent les orifices qui mctlent en communication l'antre d'Hiiçhmore avec la fosse nasale. L'orifice principal, qui est constant, s'ouvre h la partie antérieure du méat mo^on. Il est de direction descendante, mais se trouve placé dans la partie haule du sinus. C'est V'oitium maxillaire, le plus ordinairement allonpé d'fivant en arrière, it contour elliptique ou

Fiç. 219 — Coupe antero iinstonci Tiontrnnl ses rapporis .1VPC les

rénifoime (fiç. 219). Dans la majorité des cas, d'après Zuckcrkandl, sa longueur varie entre 7 et 14 millimètres et sa larjtreur entre 2 efC millimètres. Il en est d'accessoires et non constants qui sont situés plus has et en arrière. Le plus fréquent (oslium maxillaire accessoire) a élé sifi^nalè par Gïraldés et retrouvé par ZuckerknndI une fois sur dix. Compris entre l'apophvse unciformo et l'os palatin, il se prêta biea à l'écoulement du pus stnuslcn. Killian a même pu l'utiliser pour des lavaf^es dans le sinus, au moyen d'une sonde. Cette paroi, mince au niveau du méal movcn, s'épaissit peu à peu vers l'inférieur.

La muqueuse de ce sinus, pâle el mince, ressemble plutdt

JtFFECTlOMS DU SINUS MAXILLAIRE 699

Ix une séreuse, mais les infecttons prolongées la tranfforment aisément en lissti fongueux et myxomalcux.

Les grosses molaires proéminent par leurs racines dans la partie basse du sinus. Parfois il existe entre lo sommet de la racine et la cavité d'Hi^hmorc une couche osseuse lîpaisse que les pcrrorateursonldc la peine à franchir.

Il résulte des recherches de Calamida et Borlarcllî qu'à

Fiff. aO- — Paroi externe de la fosnc nasale droite montrant losiium maxillaire (O. M.), le CBoal froato-nasaMP. O), et le canal lacrymo-aasal (L. N.).

l'état normal les sînus annexes du nez sont stériles, chez l'homme et chez les animaux. C'est uniquement dans le sinus maxillaire qu'ilsont trouvé un slaphvlocoquc blanc pathogène. D'ailleurs le passag'e des microbes des fosses nasales vers les cavités annexes se faitfacilemcnl pour le sinus maxillaire, moins facilemenl pour le frontal et plus dinîcilemcnt encore pour la caisse du tympan (1).

I. — AFFECTIONS TRAUMATIQUES Les contusions, plaies cl fractures ne sont graves qu'autant qu'elles donnent l.icu h des complications.

M) Centi-alblall /"dr Bakleiioloffie, m scplcmbT<: 1903.

tamponnemen^^^ sangpuins sont quelquefois la suite du *'^chann • ^^ 'osses nasales lorsque le sang, ne pouvant l'orific H 1»^*^ les narines, ni par les choanes, franchit tomes f ^^^^^ highmorien. On y a signalé des héroa-

siques (Ca ^^^^ place (Boissarie), des tumeurs télangîecta-

Le ^^^^"^^rchant) .

la ne /^^ ^^^ngers s'y logent soit par l'extérieur à travers ^.Ai vP^ojectiles de guerre, fragments osseux, débris de

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