‹ Maladies du larynx, du nez, et des oreilles (volume 2)Chapitre 153 sur 282 · III. — TUMEURS · texte numérisé non relu

III. — TUMEURS

Ces néoplasmes^ encore assez fréquents, sont bien analysés par Berger (1890).

Quelques-uns sont primitifs : polypes muqueux, ostéomes, un cas de sarcome (Behrîng-Wicherkiewicz), un carcinome (Albert).

D'autres sont secondaires : myxomes ou fibromes venus du naso-pnarynx (Michaux, Simon) ou des cellules ethmoïdalcs (Chiari).

Lawson a fait connaître un cas de chondrome congénital.

Berger distingue quatre périodes :

lo La tumeur reste incluse : pas de symptômes. . 2^ Le sinus est distendu, ses parois s'amincissent, et des compressions de voisinage s'établissent. C'est le plus souvent le nerf optique qui est atteint, d*où son atrophie et l'amaurose consécutive.

Berger a relevé vingt-trois cas de cécité par compression des nerfs optiques. Priestley Smith mentionne un cas d'hémianopsie temporale. La compression ne peut guère s'exercer sur le chiasma, puisqu'il estsépafédu sphénoïde par le corps pituitaire (Panas). Berger donne le rétrécissement temporal du champ visuel comme caractéristique des tumeurs du sinus^

AFFECTIONS DU SINUS 8PHEN0IDAL 761

C*cst discutable, disent Killian et Ziem. Les fibres de la macula ont perdu leurs fonctions.

3^ La tumeur envahit les cavités voisines : cavum, labjrinlhe ethmoïdal, fosses nasales, orbite (paralysie des muscles de Toeil), crâne. L*entrée dans le crâne peut être sans symptômes ou avec des céphalalgies violentes (Lucke), des accès épilepti formes y.des vomissements Tindiqueront. La méningite ou des abcès cérébraux se montrent ensuite.

40 Si la tumeur est maligne, une période de métastases se déclare avant la méningite finale.

Celte division méthodique manque souvent à Texamen du malade. - : .

Suivant le sens de leur extension ou leur point d'impiahta-^ tion, OQ attaque les tumeurs par la voie orbitaire ou nasaley ou par la résection du maxillaire supérieur.

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