V. Introduction de bougies dans les trompes
L'insufflation d'air dans les trompes, soit par le procédé de Valsalva, soit avec la poire de Politzer, ou encore avec la sonde d'Itard, ne suffit pas toujours à désobstruer la trompe. On a recours en ce cas à de fines bougies qu'on y fait pénétrer (6g. 260) et qu'on conserve dans des tubes en verre (fig. 259). Divers modèles ont été utilisés, analogues aux bougies urétrales. On en a même fait en celluloïd, qui n'ont pas la souplesse désirable. On met d*abord en place la sonde dltard, puis on y introduit la bougie qu'on aura soin d'oindre de vaseline. On y aura marqué la longueur de la sonde, de sorte qu'on sait le moment où la bougie commence à pénétrer dans la trompe. A ce moment, du reste, le patient accuse une douleur nette entre le pharynx et l'oreille. On laisse la bougie quelques instants en place dans la trompe, puis, après l'avoir retirée, on donne la douche d'air qui, souvent alors, pénéirc jusqu'à la caisse.
En introduisant la bougie dilatatrice dans la trompe, il faut avoir présente à l'esprit sa longueur moyenne qui est de 36 millimètres (24 millimètres pour la portion membraneuse interne et 12 millimètres pour la portion osseuse externe). En employant des bougies dont la tige est graduée, on saura à quel moment précis on pénètre dans la portion osseuse de la trompe et même dans la cavité tympanique.
VI. SetlpingOSCOpie. — Valentin (de Berne) a imaginé un salpingoscope, rappelant le cystoscope et qu'on peut introduire à travers les fosses nasales pour inspecter les pavillons tubaires. Cet instrument est surtout utile quand la rhinosr copie postérieure ou l'application du relcveur du voile est impossible. Il peut servir également à l'examen du rhino* pharynx, des choanes. On peut même l'introduire dans un sinus maxillaire, quand on en a pratiqué l'ouverture.
VII. Otoscopie manométrique. — D'un usage peu fréqucnt, elle a été imaginée par Polilzcr. Un manomètre en U
est muni d'un frotleur k I'udg de ses branches ioiroduîtes dans le conduit nuditif. Les variations de niveau dans la branche libre indiquent les variations de la tension inlratympanique. Polilzer a aussi utilisé le diapason pour savoir si les trompes sont ou non perméables. Le faisant vibrer sous les narines au moment de la déglutition, il voit s'il est également entendu des deux oreilles. L'oreille qui enleDd moins doit avoir sa trompe obturée.