IV.— ANOMALIES DE TENSION
Certaines membranes sont insuffisamment tendues et c'est le plus souvent au niveau de leurquart postéro-supéricur. J'ai vu un malade atteint de cette anomalie, chez lequel l'audition était suspendue quand un effort simple, le fa>I déchanter par
Fig. 28S. — DégéDéretcences Fig. 289. — Rétraclion de la cakairea de la membraoe membrane lympaaique avec lympaaique. transport du manche du mar-
teau eu dedans.
exemple, bombait en dehors sa membrane. Pour retrouver l'audition, il dég-lu lissait, narines et bouche closes. Par la raréfaction d'air produite ainsi dans les trompes, la membrane se détendait et l'ouïe reparaissait.
On conseille, en pareil cas, de toucher avec une fine pointe de i^alvanocautère le centre du relâchement. La cicatrisation aurait chance de retendre. Ce moyen ne m'a pas réussi.
On a encore conseillé d'appliquer sur cette espèce de prolapsus la convexité d'une anse de caoutchouc. J. Blake a utilisé ce moyen, non sans succès, chez des musiciens qui pré* sentaient un relâchement de l'articulation du marteau et de l'enclume.
Lannois (deLvon) recommande pour ces cas Temploi du collodion. Une simple boule de ouate a pu quelquefois suffire.
Nous sommes mieux à même d'ag-ir sur les hypertensions {Rg. 289). Une section sur les plis antérieur ou postérieur (plicotomies antérieure ou postérieure) rend à la membrane le délivré de laxité voulue.
Si les plicotomies n*ont pas suffi, on a recours à la ténotomie du muscle du marteau ou tenseur de la membrane.
La ténotomie du muscle se pratique au moyen d*un petit bistouri courbé sur le plat qu'on introduit par une incision menée devant le manche du marteau. On sait que la section est faite lorsqu'on a eu la sensation d'une résistance vaincue.