CHAPITRE X RÉTRÉCISSEMENTS DU PHARYNX
Causes. — Les rétrécissements peuvent résulter de brûlures, de caustiques avalés par még-arde ou dans un but de suicide.
Ils peuvent être consécutifs à des ulcérations gangreneuses lupiques ou syphilitiques.
Ces derniers sont les plus fréquents.
Variétés. — D'après leur siège, ils se divisent en trois variétés.
i^ Rétréciasementaupéneur ou naso-pharyngien. — Il siège à la jonction du cavum avec Tarrière-bouche. Le voile du palais est venu se souder plus ou moins complètement avec la paroi postérieure du pharynx. Il est cicatriciel, nacré, quelquefois déchiqueté en dentelle. L'orifice de communication est irrégulier. II peut même avoir disparu. Les amygdales sont souvent atrophiées. La formation de cette atrésie est favorisée par la tonicité musculaire de tout l'isthme nasopharyngien (Moure, Brindel).
Le sujet ne respire plus que par la boliche. Sa voix est changée car il ne peut prononcer les voyelles nasales (rhino^ lalie fermée, de Kussmaul).
L'odorat est presque supprimé. L audition est en partie compromise parce que le pavillon tubaire participe à la déformation.
2^ Rétrécissement moyen ou oto-pharyngien. — Un rideau cicatriciel s'étend du voile k la langue et d'un pilier