‹ Maladies du larynx, du nez, et des oreilles (volume 2)Chapitre 34 sur 282 · IIS · texte numérisé non relu

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avec Jobo CurweD, appellent le registre de poitrioe registre épais et le registre de tftie regàlre mince.

6* Aulo-laryngoscopie. — Le meilleur système pour examiner soi-même son larj'ns consiste dans le miroir autolarynroscopique du D' Moura qui présente ea son centre UD distjuc sans tain par oîi passe le faisccan lumineux pour éclairer le petit miroir mis eu fond de la boufhe. L'observateur voit i'imai^ de son larvnx auilnsua ou & cdté du disque Iraosparept.

On peut se contenter d'un miroir carré disposii auil'-ssus Je la source luminpuse qui éclaire le miroir placé «laits la bouche.

T° Méthode de Kirstein ' autofcapie]. — Kirstein (de Berliota décrit en 1896 un procédé de laryn^oscopic directe sans miroir réflecteur. Ce mo^en est basé sur cette constatation qu'en attirant rortemcnt lu base de la langue en bas et en avant, on parvient, chez qucl(]ues sujets seulement, à voir dans la cavité du larynx. Le malade s'assied,

le tronc un peu incliné en avant, le cou desserré cl la lëlo renversée, de manière que les rayons visuels Tassent un angle de 30" environ avec l'horizon. L'obserVateur se place debout devant lui et introduit au-dessus de sa langue une spatule autoicopique. Il en existe deux modèles (6g. 35); l'une, prélaryngienne, légèrement recourbée en bas ù son extrémité

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EXAMEN DU LARYNX il7

postérieure de répig'Iotte(fi|s;'. 36). Sur quelques sujets seulement on parvient à voir toute l'étendue des cordes; plus souvent on n'aperçoit que la région aryténoîdienne, ou même Tépiçlotte. Nombre de personnes ne peuvent supporter le contact profond de la spatule ; elles toussent ou vomissent, et leurs crachats sont lancés directement à la figure de l'observateur. La cocaînisation préalable Facilite l'introduction de l'autoscope.

^ Strohoscopie. — La stroboscopie du larjnx, avec l'appareil spécial du D' Spiess, est plutôt une recherche physiologique de laboratoire. Elle sert à observer les moindres vibrations des cordes vocales. Un moteur électrique fait tourner devant l'œil de l'observateur un obturateur qui interrompt la vue par intervalles réguliers.

Les cordes semblent immobiles aussitôt que l'obturateur a atteint une vitesse égale au nombre de vibrations des cordes vocales par seconde. Cet obturateur sert en même temps de sirène et indique, par la hauteur des sons émis, le nombre d^s interruptions.

9» Laryngfhphotographie. — Divers essais ont été tentés par Flatau et Garel, mais la méthode reste imparfaite jusqu'ici.

iO» Emploi des rayons de Rœntgen, — Les renseignements que la radioscopie peut donner sur le larynx ont été cherchés par divers auteurs, spécialement par Max Scheier (de Berlin), Mackintjre, Burger, Mignon (de Nice).

Max Scheier a étudié par ce moyen les progrès de l'ossification dans l'organe de la voix. Il l'a cherchée sur des cadavres d'hommes et d'animaux, car le défaut d'immobilité rend moins démonstratives les épreuves obtenues sur le vivant. D'après Bichat et Sappey, c'est de 30 à 50 ans que cette altération apparaît dans les cartilages laryngiens. Scheier a vu qu'elle pouvait se montrer plus tôt, même avant 19 ans. Chez la femme, elle est très tardive : on ne peut la constater qu'entre 70 et 80 ans. Sur les épreuves, les parties restées cartilagineuses donnent une ombre presque transparente, tandis que les parties ossifiées se détachent en noir. Chez l'homme, l'ossification se montre d'abord à la corne inférieure du cartilage thyroïde, puis elle monte le long de son bord postérieur d'une part, et de l'autre elle s'avance dans le bord inférieur, marchant éga-

lement à droite et â gauche. Plus tard, elle dessine une travée dirigée obliquement en haut el en avant. Chez la femme, l'envahissement se produit d'arrière en avant sur toute la plaque latérale du cartilage. A la longue il peut se former ainsi un véritable as thyroïde. Sur le cartilage cricolde, les premiers dépâts calcaires se montrent autour de l'arliculation qui l'unit au thyroïde. A l'arjténoTde, l'ossification commence par la base. A l'épiglotte, elle se constate rarement.

La radioscopie sert encore indireclemcnl en montrant dans le thorax une tumeur ou un enévrisme qui comprime le nerf récurrent et paralyse de la sorte une corde vocale,

IX. Tracbéoscopie. — En 18r>8, L. Turck etCzermak portèrent les premiers l'investigation jusque dans le conduit trachéal. Czermak serait, d'après son élève Krishaber, qui assista h ses expériences, le premier qui, a par une heureuse disposition anatomique », put voir la bifurcation de la trachée. Ces recherches ont été complétées par celles de Kil lian. La technique ne diffère que par quelques détails de la laryngoscopie usuelle.

Avant tout, il est indispensable d'avoir à sa disposition une source intense de lumière (bec Auer ou photophore électrique), puisqu'il Fig. 37. — Image tritchéosco. s'agit d'éclairer un conduit P'<I"«- étroitctprofond. Le médecin

doit avoirsa tétc trèsau-des- .sous de celle du malade, par exemple en se mettant à genoux ou en s'asseyant si le malade reste debout. Il faut,di^ait Morcll-Mnckcnzie, que l'œil de l'observateur soit au niveau du menton du patient. Celui-ci penche un peu sa tête en avant, comme s'il voulait crachera ses pieds, pour mettre son larvnx dans l'axe de la trachée. Le médecin introduit alors le miroir et le maintient horizontalement, non plus sous la luette, mais au-devant d'elle, et regarde de bas en haut. C'est dans ces conditions qu'il parvient à voir d'abord

la paroi postérieure de la trachée, puis Tensemble de ses aaoeaux cartilagineux jusqu'à l'éperon des bronches qui s*accasant vag-uemcnt ainsi que Tentrée de la bronche droite (fisc-. 37). Le plus souvent on ne voit que la partie antérieure de la portion supérieure de la trachée et la partie gauche des anneaux sous-jacents. La paroi postérieure rougeâtre est sillonnée par des lignes transversales parce que, dans la respiration calme, les extrémités des anneaux cartilagineux sont rapprochées (Nicaise). Avec la lumière solaire, Schrôtter a pu voir la subdivision de la bronche droite. L'éperon exécute irénéralcment un mouvement brusque de droite à gauche, au moment de la systole cardiaque. Chez une jeune femme qui se prêtait bien à l'examen, parla rectitude de sa trachée, j'ai pu voir, à chaque diastole artérielle, l'éperon des bronches refoulé en arrière et à gauche. Si l'angle laryngo-trachéal était à sinus antérieur, — cas bien rare, — le malade devrait porter sa tête en arrière, ou, si une tumeur déplaçait latéra* lement son larynx, il devrait porter sa tète en sens inverse et même agir avec sa main extérieurement sur le cou. En tout casy la trachéoscopie est difficultueuse et des examens réitérés sont nécessaires. 11 y a toujours avantage à employer la cocaïne. On peut ainsi refouler la luette sans provoquer de nausées .

Quelques autres moyens moins pratiques ont été employés pour l'examen de la trachée : percussion, auscultation, cathétérisme.

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