NODULES VOCAUX 15S
Au larijttgotcûpe, Torçane para» inJeiiine tout il'aborj el, si onti'avait l'œî) exerce, on raécoDiialIrail celle saillie lilanchâtre, rarement rougeAtre, quelquefois Irèspclîlp, qui soulève en un point le bord libre d*une ou des dcu.t cordes, svinétriquement. Le volume des deux nodules peutd'ailleurs 6tre très inégal. Parfois on les devine plus qu'on ne les voit, parce qu'ils arrttenl un peu de mucosité qui fait filament entre les deux cordes quand etless'cloi^nent l'une do l'autre.
Diagnostic. — Leur dias:noslic présente quelques létc^res difficultés. D'abord on ne prendra pas pour uu oodulc une petite mucosité arrêtée momentanément sur le bord de la corde. II suffît de faire tousser le sujet plusieurs fois et violemment pour la déloger.
On ilistin^ueroégralement le nodule vocal du nodule tuberculeux (i). Celui-ci, qui vient aux sujets scrofulcux. est une forme du début de la tuberculose laryngée. Il est plus i^ros, rougeâtre, siège indifféremment sur les divers poinU de la corde qui est rougcâlre aussi; sa forme est sphéroïde (pi. III, iîç. (). Il n'est pas sj'métrique comme l'autre. En outre, le sujet est suspect de bacillose. 11 n'est pas rare de voir, chez des strumeux, des nodules qui présenicnl des caractères intermédiaires à ces deux types, faisanl craindre la lubei^ culiftalioD de nodules primitivement simples.
Pronostic. — Il est grave au point de vue fonctionnel. Quelques artistes arrivent néanmoirs à très bien chnnter, malgré la nodulation de leurs cordo:. Mais il faut craindre leur transformation ultérieure en polype et surtout leur tuberculisation secondaire chez les sujets prédisposés.
Les personnes qui s'adonnent à l'enseignement doivent se méfier d'aulaul plus de ces nodules que les parenU redoutent de confier leurs enfants à ties maîtres dont la voix est enrouée. Ils craignent qu'il s'agisse de tuberculose larynerée et le professeur se voit congédié sans autre motif. On objecte encore qu'un professeur k voix enrouée doit mal enseigner puisque lui-même n'a pas su préserver sa propre voix.
(1) CkSiBX. Tuberculose laryiiçêe aoJuIaire {Bull, de laSoc.fi: de lirung., 1897).
voiï, inslilutei fatîg-ueni dans sauvenichezle.'
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, orateurs, chanteurs, militaires qui se I tommandemeot. On les rencontre assez ifanis qui ont In mauvaise habitude de crier lent les cris d'animaux.
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c phonographe, etc. Krause fait remarquer qu'on les observe plus souvent chez les femmes que chez les hommes ; di;ux fois plus, dit Chiari, C'est que leur laijnx est moios résistant h la Tali^ue cl qu'elles s'inquiètent plus vite que les hommes de leurs altérnliona vocales. Certaines i-ouditlons physiques favorisent leur apparition : l'existence de grosses amygdales, palatines ou ling'uale, de tumeurs adénoïdes, d'hypertrophie des cornets infi'rieurs qui, gênant l'émission vocale, oblig^enl les sujets k forcer leur voix, à poussai- selon l'expression technique.
L'affection peut se développer rapidement et insidieusenient. Je connais une lectrice qui avait contracté un nodule pour avoir lu à haute voix, pendant plusieurs jours de suite, quatre heures durant. J'ai m£me vu dos nodules chez des dames qui fatiguaient leur voix exclusivement a leur jour de réception.
Joal (du Mont-Dorc) admet que la faiblesse du souffle respiratoire est un facteur otiolog'ique et il préconise le type costal comme fournissant une plus grande quantité d'air.
Les personnes bavardes sont nalurellemeot les plus exposées et surtout relies qui parlent vite.
Parl'accolement forcé des bords libres des cordes, qui se Fait surtout vers leur milieu, les divers tissus, épiihélium et derme muquciix, s'épaississent au point de former le nodule. C'est en réalité un durillon de la corde.
Symptômes. — Les sujets qui en aonl porteurs éprouvent d'abord de l'enrouement, de la difficulté à parler ou k chanter longtemps ; puis les divers registres de leur clavier vocal périclitent, surtout le médium qui manque de sonorité et l'aigu qui perd ses deux ou trois notes les plus élevées. Au degré le plus accentué, l'air fuit entre les cordes pendant l'émission phonétique, parce que leur accolemcnt exact est enipâché. La note est alors accompagnée d'un pi;l)t simemcnt et l'artiste est très gêné par cette déperdition de vent (cottlaffe voctU).