‹ Maladies du larynx, du nez, et des oreilles (volume 2)Chapitre 46 sur 282 · IV. Hérédo syphilis laryngée. — Elle est fréquente, dit · texte numérisé non relu

IV. Hérédo syphilis laryngée. — Elle est fréquente, dit

5(orcll-Mnckeiiz!c. C'est surtout aux rci^lierchcs de Puumlcri Sevesire, Cartaz, Botev que dous devons de la connaître.

SymptAmes. — E\le csl précoce (chez le nouveau-né) oa tardive (chez l'ndolescenl).

Dans la forme précoce, on a trouvé des lésions ulcéreuses diffuses {fifi;. 81, 85) ; c'estce qui résulte de deux autopsies do SËvestre(t).

Dans les fonncs tardives, dont Cartaz a rassemblé 27 cas, on trouve des lésions de la s^pliilis Icrliaire : sténoses du larynx et de la trachée (Lekarska), condjlomc» (Vasili Tchernoff).

Chez QD jeune homme de dîx-sepf ans que j'ai soîçné, l'on-

Fig. 8J.

ïnSItrali.

(Gar

liércdo-syphilis, de l'épiglolle, fios-g(olli.iuc.

l Revol).

Fig. 85. - ElérëJo-s

fornii! hypenroplil

(G,ircl et Rcvol

Hcmblc du larynx était atrophié, surtout ta miiqi voix était rauque et les fosses nasales atteintes de lé: ractérisliqncs. Il va sans dire que ces sujets prése même temps les autres stigmates de l'hérédité spéciRqi

Chez quelques enfants j'ai vu sur le bord des deux une série de petites bosselures avec raiicilé vocale qui vaîenlétre rattachées qu'àl'hérédo-syphilis.

Diagnostic. — A propos du diagnostic de l'hérédo-! larjngèe, Garel et Hevol font justement remarquer qn pense pas asseii aux cas pseudo-héréditaires c'est-h-dii cas de syphilis acquise en bas &ge du fait de la nourri d'autres conditions.

Comme moyen auxiliaire de diagnostic je rappellera

ne pou- «y phi lis

l'hy-

:, Progris médical, 1

a06 MALADIES DU LARYNX

pcrtrophie chronique de la rate sig^nalée chez les nourrissons syphilitiques par Cruveilbier, Lancereaux, Marfan et qu'on peut considérer comme un signe de haute valeur pour Thérédo-sjphilis. Cette splénomégalle devient rare après la deuxième année de Tenfant.

Pronostic. — Tardive ou précoce, Thérédo-syphilis du larynx se montre très dang^ereuse par i*insidiosilé du début et la rapidité des troubles sévères (Gerber). On cite des cas de mort subite par diffusion œdémateuse ou spasme glottique.

Traitement. — Il convient de noter l'influence surprenante d'un traitement spécifique approprié. La particularité de la syphilis héréditaire du larynx réside dans ce danger de la maladie et cette efficacité du traitement.

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Ëtiotogie. — Quelques i-<;lri^cisseniciils sont cougihiilaiix, telles les palmotures qui réunissent les cxlrémitts nnli^i-icures (les cordes vocales, ou cerlaiops lésions de l'héit'dosvphilis (Capurt, Povcl). La plupart sont acquis et parmi eux ou disliuiç'ue tout d'abord ceux qui sont tiaumaliques pnr leur origine (plaies, brdUircs, Tractures), puis les i^-trjcissemenls (cicatriciels qui surviennent après les ulcérations syphilitiques, tvphîqucs, diphti-i'iliques. Une nuire calégorjc i-ésulle d'alléralions diverses dans les parties constituantes du larvnx ; périchondrites. chondriles, ankyloscs des aijléuoïdcs, lorj'ngiles chroniques, larj'nfi^o-sclcromc (Gun^hofner), inBllration leucémique (Stiedn. Kbstein). Il y a mfrae des rétrécissemeDls consécutifs à la tuberculose laryngée ; en ce cas la dilatation avec les sondes peut réveiller la vitalité des microbes (Héryng).

Anatomie pathologiqne. — Leur colibrc varie beaucoup. Il peut être réduit à un tout petit pcrtuis. Il y a m0mc des oblitérations complètes lorsqu'il la suite d'une plaie du cou. la peau est rentrée et soudée k la niuqueu»<C. Assez sauvent ils siègent dans la régioa sous-g lot tique où la muqueuse se laisse factlcmenl distendre. Nous en avons observé un exemple (Rg. 86).

Une variété assez caractéristique consiste dans les palmalures ^lottiques, malformations généralement congénitales consistant en une membrane mince qui réunit les deux bords libres des cordes vocales inférieures dans presque toute leur portion fibreuse et dont nous montrons ici un exemple observé

ÏOT

MALADIES DU LHRVNX

k notre clioique (fig. 87). Je reproduis ici les figures d'un rétrécissement très ancien dont mon premier assistant le D' Collinet a pu Taire l'autopsie (fig-. 88).

Symptômes. — Le début passe souvent inaperçu. Surviennent la djsphon îe et la dyspnée larjrngée qui s'accuse si le malade Fait un effort, monte un escalier. Puis vient du cornaf^e ; le larynx est abaissé à chaque inspiration par l'air qui fait efTort contre le rétrécissement^ Les diverses sténoses laryngécs entraînent une aug;mentation du nombre des g;lobulcs roufçcs du sang. Cette hypcrglobulie est un processus de défense de l'org-anisme {i). UUérieurcment, la respiration se ralentit cl des spasmes g-lnttiques produisent des accès de

FiR.KC. — HctrècisHemeDl soi

kIuMîiiuh (d'après Castex Culliiiell.

Ki^. 87. — Falmature glollique.

siilTucation. La mort peut survenir par asphyxie ou par syncope inhibiloire sur le bulbe (Urown-Séquard).

Diagnostic. — 11 est établi au moyen du laryngoscope. Sinon on cherche autour du larynx si quelque (umeurduvoisin-nj-c ne dctcrmincruit pas un réirécisscment extrinsèque.

Traitement. — On combat le rétrécissement du larynx par (les moyens d'autant plus compliqués qu'il est plus rebelle.

l^On aura recours d'abord à la inialafioii sim/ile par la voie naturelle, Qu moyen de la série croissante des dilatateurs creux en métal de SchrOttcr. On se dirige au moven

(I) M. Labdé, Société de biologir, 17 jai

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flO MALADIES DU LARYNX

i9 Si la trachéotomie préalable a dû être pratiquée comme il arrive souvent pour une asphyxie prompte, on peut employer le deuxième procédé de Schrôtter, qui consiste a laisser en place un dilatateur cylindrique dont l'extrémité inférieure en forme de bouton pénètre dans une canule à trachéotomie fenêtrée pour y être retenue par une petite pince spéciale et dont Textrémité supérieure porte une anse de fil qu'on peut fixer au pavillon d'une oreille. Desprës, J. Championnière ont pratiqué la dilatation avec des boug-ies Béniqué. Morell- Mackenzie, Navratil ont imaginé des dilatateurs à action rapide moins usités.

3^ Si ces moyens sont inapplicables ou ont échoué, reste la laryngotomie ou taille laryngée. Elle permet d'enlever l'obstacle complètement, mais un long* traitement consécutif est nécessaire si on veut affranchir l'opéré de la canule à demeure.

On a fait avec succès des transplantations cutanées de Thiersch sur la muqueuse du larynx et de la résection partielle, ainsi que des transplantations de cartilages empruntés aux côtes.

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