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nérescence kystique des fibromes (Labus, Garel, Chlari); qnelques-uns atteignent un volume considérable. Chiari ea ■igoale un qui mesurait 4ceatimëtres de diamètre.
i* Myxomes. — Considérés d'abord comme assez rares et pris souvent pour des kystes, ils se sont montrés fréquents
Fibrome bilobé
nicrosco piques. On en voit jusque i l'épiiflottc (Van dcr Pocl). Leur constitution blstologique diffère pas de celle des polypes muqueux des fosses nasal
Fig. 9Î. - Papilloi
L«ur volume peut alleindre de grandes dimensions. Dudefoy ea > rencontré un qui avait le volume d'un abricot (1891). Ils sont hygrométriques et gonflent par les temps humides. Quelques-uns deviennent kystiques (fig. 91).
3" Papillomeg. ~ Ils se rencontrent surtout dans l'enfnnce et sur la moitié antérieure des cordes, où l'anatomic a révélé
MALADIES DU LARVNX
la présence de papilles à l'état normal. Ils pullulent aboDdammeot et récidivent volonUers. On en distingue deux t^pes principaux : mûriforme et villeux : les premiers composés d'une multitude de petits lobules, comme des végétations génitales ; les autres, en gerbe, avec d'assez longs filaments, comme on le voit dans les tumeurs de la vessie. Quelques-uns se recouvrent d'épilhélium corné : papillome kératinisant , coniu laryngeum (Jurasch), verruca dura (Bergergrun) (Hg.OÎ).
Leur transformation en tumeur maligne est exceptionnelle.
i" Kystes. — Ils ont élu bien étudiés par Moure en 188i (1). On les rencontre principalement sur l'épi-
\i ^S ^^Iv / I nage. Ils onten moyenne le
ïl,^' ^^^y /'■}' volume d'une noisette, sont
"I' ^^'-^ (■"'"■ ' li-anspavents et recouverts
'■ ' d'un petit lacis vasculairc
qui les fait reconnaître.
(PI. 111, fig.2).lls résultent généralement de l'oblitération d'une glande. Charazac a observé un cas de kyste sanguin sur une corde vocale, et Mourrut en a publié un deuxième cas dont nous reproduisons ici la figure (6g. W). yuclque-s-uns renferment un contenu athéromatcux et semblent d'origine cone^énitalo. On peut les confondre assez facilement avec des my.vomcs hyalins (Eman).
5" Angiomes. — Très rares, ils ont été étudiés par Elsberg en 1884. Ils peuvent être constitués par de petits amas variqueux (Chiari). Oti les rencontre surtout à la commissure antérieure des cordes ou sur l'épiglotte (Tauber). J'en ai vu un chez un instituteur.
G" Lipomes. — lis sont plus rares encore et nous n'en (Kir-
Fig. 93. — Kvi Mourrut).
(1) MoL-nE,Th*sede mSI.
TUMEUnS BENIGNES 219
loiu que pour mentionner deux ou trois observalions positives.
7* Cas spéciaux. — Quelques cas plus rares niérilent une dcscrîplîon particulière.
Chez un jeune homme do 23 ans, j'ai trouvé deux pclils mv^omcs, silués l'un vis-à-vis Je l'autre, sur la partie movennc de chaque corde vocale. Cette duplicité des polypes est assez rare. L'un d'eux, bien pédiculisé, fut enlevé à In première séance ; l'autre, attache par un pédicule aplati de haut en bas et très mou comme consistance, se dérobait constamment au.\ prises de la pince.
Sur un malade de ma clinique, c'était un fibrome relativement çros, de la dimension d'une noisette, roulant dans le larvox L'omme une boule dans un grelot sans laisser voir son pédicule. Voici deux Kgurcs représentant, l'une l'aspect
Fig. S4. — Fibrome du larjrnx (Caslcx).
lurvng'oscapique [Rg. 94) et l'autre une coupe longitudinale de la (limeur ^Rg. i)3). Sur celle dernière, on voit bien les vaisseaux irradiant du hilcà la périphérie et la loque épaisse du polvpe. On dirait une coupe rénale en miniature. Je pus enlever ce polype à la seconde prise, avec cette particularité que la pince sortit seule, si bien que je crus l'avoir manqué, mais presque immédiatement après le malade avait une nausée et rejetait son parasite que les parois musculaires du larvnx avaient momentanément retenu (PI. III, fi|^. 4 et 5). Deu\ fois j'ai rencontré, chez des remincs jeunes, de pc-
818 «ALADIES DU LAIIVirX
tites tumeurs variqueuses, très roug'es, sessiles, si^eant vers le inilicu du bord libre de la corde gaucbe. Ces tumeurs f^rossissaîent un peu dans l'elFort et au moment des règles. Je les ai enlevées avec la pince coupante dont les deux mors admissent transversalement en ayant soin de mordre assez avant dans la corde pour emporter toute la lésion.
J'ai vu deux fois une variété rare qui a déjà ^lé signalée par notre collèg-ue Juraz (d'Hcildelbcrg). C'est la conie laryngée. Sur la corde droite, au siè^ habituel des polvpcs, ae dressait une sorte d'erf^ot rin^idc à sommet blanchâtre (6fî. 96et pi. 111, fig. 6).
Symptômes. — Ils diffèrem selon que le polvpe siège ou non sur les cordes vocales.
D'abord la voix devient rauque, el ce peut être le seul symptdme dans nombre de cas. Elle sera bilonale ou pluritonale. Un de mes malades faisait noticmcnt en- Fig. 96. — Fibrome en forme '«^"'l''*' l""ois noies distinctes, de corae (d'après Caslex). D'autres ontla voix de po-
lichinelle,ou mémedel'aphonie complète, si les cordes sont iminobilisées par le polvpe. Quand il sièg-c au-dessus ou au-dessous delà glotte, la voix peut s'éteindre brusquement s'il vient s'insinuer entre les corde.'î cl se faire cnlcndrc à nouveau presque anssitAl après. Cette instabilité de la voix est caractéristique. La toux est assez rare. Des poussées congcslives peuvent faire apparaître des hémoptvsies. J'ai vu cette complication se produire chez nn malatlequi revenait d'une saison dans une station sulfureuse. J'ai souvenir aussi d'un officier, examiné h la clinique de Ch. Fauvel, qui congestionnait et gonflait son polvpe toutes les fois qu'il sonnait de la trompe.
La dyspnée est on rapport avec le volume du polype. Chez les enfants, il peut simuler le croup ; chez l'adulte, la respiration peut être simplement embarrassée ou du cornagc ap"
TUMEURS BENIGNES 317
panh. II est rare qu'en auscullant avec le siélhoscope au niveau du cartilage ih^ToFJc, on perçoive un bruit de soupape, de drapeau, d'explosion, auivani la comparaison de Fauvol.
Le toucher digilal, que Krishaber recommandait chc^x les enTiints, peut faire scjitirdes papillomcs à l'entrée du larvnx.
Dans uu accès de loux, un frajrment de la tumeur peut ètrfi rejeta. On le recueillera pour l'examen microscopique. Dans an do ces cas. Boînct a vu que le pédicule était couvert de eaprogénes.
Marche. — L'affection peut traverser trois périodes assez distinctes ; 1° troubles de la voix ; i' troubles de la resptrulion; ît' asphyxie.
Diagnostic. — D'abord II importe d'explorer minutieusement un larvMK enroué, pour ne pas méconnattrc un petit puljpe dissimulé en quelque recoin, nu supposer qu'il s'agit de quelque dvspuéc urémique ou autre.
Un amas de mucosités d#s5ec/iëes sur une corde pourrait être pris pour un polvpe pai' uu d(^-butanl ; qu'on demande au sujet de tousser fortement et les cordes reparaîtront indemnes.
Le slridor laryngé des jeunes enfants, dd à l'affaisse ment de l'épisflottc, simule le papillome, mais le petit miroir résout la difficulté.
Le granulome est une petite masse roueeâtre, formée d'un bourg-eon charnu, qui s'est développé sur une petite ulcéralion (aphte, bcrpè.'t, etc. ). II se distinç^ue par son siè^ indifférent et par sa forme conique, sesslle.
Le nodule vocal est conoîdc, sessile, et disposé symétriquement ù l'avant des deux cordes, fjuciqucfois il se transforme en polype.
La tuberculose a seh végétations polypiformes, qui pourraient égarer le diagnostic, si elles n'étaient multiples, pâles et accumpagriiées d'ulcérations.
Leprolapaua ventrieulatre, qu'on rencontre souvent dans la tubereulosG, se caractérise par sa forme demî-elllpsolde, >on extension à toute la lonti^ueur du veiiliiciile de Mor^npii, d'où OD le voit émerger {Hir. 97).
1,'épithèliome repose sur une base indurée, immobilise les
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parties sous-jacentes et pousse des foof^osités rou^eAtres. DaDS le cas où on sera embarrassé, on pratiquera l'examen microscopique d'un fragment de la tumeur.
Heise a signalé que des lobtUes Ihyroidima aberrant» cndolar^ngés pouvaient être pris pour des polj'pes.
Certaines uéoformalions pour lesquelles on croit pouvoir établir le diagnostic de poljpe disparaissent totalement en peu de jours. J'ai été témoin du Fait deux fois déjà. 11 me paratt avoir son importance au point (le vue de la conduite à tenir.
Une première fois, c'était cbez un mécanicien, qui présentait sur le tiers antérieur du bord libre de la corde gauche un chapelet de petites Fig. D7. — Eversion ou élevures analogues à des myxomcs prolapsus du ventrî- scssilcs; on en comptait 5 ou 6. Je cule droit du larynx. ^^ proposais de les enlever, mais à cause lies vacances de Pflques, l'opéralion fut différée de trois semaines. Quand je voulus intervenir toute lésion avait disparu.
Dans le courant de 1903, je fus consulté par un malade qui présentait à l'extrémité antérieure de la corde droite une tuméfaction qui ressemblait à un petit m^xometrës congestionné et sessilc. Comme le malade ne pouvait passer h Paris le temps nécessaire pour l'intervenlion, il fut décidé qu'il V reviendrait quelques mois après. Or, j'aï revu le malade elà ma grande surprise, comme à la grande satisfaction du sujet, tout a disparu en môme temps que sa voix s'améliorait.
Il y a donc certains processus de cordite circonscrite ou folliculitcs, siégeant de préférence à l'extrémité anlérieurc des cordes, sessîles, transitoires et pouvant égarer le diagnostic.
Le diagnostic doit préciser si le polype est scssile ou pédicule. 11 est nécessaire, pour en avoir une idée complète, d'examiner le larynx dans les deux altitudes opposées des cordes; adduction et abduction.
Pronostic. — Il dépend d'abord de l'Age du sujet. Des