II. — SARCOMES
La seule variété de tumeur conjonctive qui mérite d'être signalée, c'est le sarcome.
Sîiî MALADIES DU CORPS THVROIDE
dOvcloppciiienlde boyaux, remplis de cellules lU- tjpcs divers ot Wôiflcra distingué le caicinome alvéolaire, le carcJDome k cellules cylindriqiiçs, répilbéliomapavimenleux.
Symptômes. — Le d^bul Ju cancer thyroïdien est, presque toujours, impossible à préciser; l'affection se développe dans un organe déjà goitreux, et la tumeur maligne évolue, durant les premiers mois, sous le masque de la lésion antécédente. L'augmentation rapide du volume du ^oUre, d'une pari, et d'aulre pnrt l'flgc du sujet (de 40 à 50 ans), doivenléveilleraussilôl l'atlention, et faire suspecter ia dégénérescence maligne. Ilieuldtea effet, des troubles fonctionnels importants, relativement rares, dans l'évolution du gottre, font leur apparition.
Bard cl ses élèves (I) ont attiré l'attention sur certains symptômes précoces, qui permettent de dépister le début du cancer thyroïdien, et intéressent soil le sy.stëme cardio-vasculaire, soit le système vaso-moteur, soit la sécrétion urinaire.
Les signes cardio-vaseulaircs se rapprochent de ceux do goitre exophtalmique (palpitations, tachycardie, tremblement) ; ou bien il s'agitdc sensations dechaleur, de bouffées congeslives, quelquefois d'une véritable ascension fébrile à 38" ou 39^
D'autres fois, on observe, au début du cancer, des troubles UFinaîres(polyazoturie, albuminurie, glycosurie).
Quoi qu'il en soit, l'intensité des douleurs locales ou in diées domine la scène (douleurs de nuque, douleurs ressenties vers la mâchoire inférieure, les oreilles, on vers la main).
Des accidents respiratoires éclatent (dyspnée paroxystique, eornage, louxcoqueluchoTde, tirage inspiratoire), traduction de la compression de la trachée, quelquefois de la formation de végétations intralrachéales ; les nerfs récurrents sont fréquemment comprimés ou irrités.
Les veines sous-cutanées se dilatent et forment un lacis variqueu.t au-devant du cou et de la partie supérieure du
(I) Gnvit, Formes médicales du cancer thyroïdien, Thèse de Lyon, 18H9. — CunnsL, Du cancer thyroïdien \G'i:.>leah,:p., 1300).
thorax. La peau, ijui recouvre la tumeur, rougit gi.ir places et devient œdi^mateuse. C'est le tablenu <le la thvrordite aig;uf . Des bosselures, dures ou flucluaotes, font saillie à la sui'facc du groUre ; la peau perd sa mobilité et adhère aux tissus profonds. L'adéuopaihie constitue un excellent si^oe de l'épilhélioma thyroïdien.
Le malade succombe l'aremeut aux progrès de la cachexie caocûrcuse ordîuaii'e. La marche de l'affection est trop rapide <t 1b mort survient au milieu d'un accès de suFfocalion. Ce peut ëlre eocorc une bronchopueumonie, l'ulcération des vaisseaux carotidiens, qui cause la mort.
La terminaison fatale se produit après 10 ou 12 mois, quelquefois après 6 mois.
Diagnostic. — Le cancer, dans .sa phase de début, est impossible à différencier du gotlre bénin. Mais il faut se rappeler qu'il y a toujours lieu de suspecter la nature d'un g'ottrc, considéré comme simple, si, brusquement, il subit une aug'mentatîon de volume. Certaines thjroïdites d'allure subaîgufi en imposent pour le cancer; de même, la mai'che rapide de certains éptihûliomas, au niveau desquels la peau rougit et se tuméfie, fait croire àl'évolutîon d'une thyroîdite aiguS.
L'adénopathieest un excellent signe de cancer. La ponction «xploratrice, avec examen cytologique des produits retirés,
peuli
:ations utiles
Traitemect. — Le seul traitement utile, c'est l'éradication de la glande cancéreuse ; et, pour élre efficace, il faut que la résection soit précoce, accomplie avant l'extension de l'épithélioma, en dehors de la capsule. La médication thvroTdienne pré et post-opératoire pourra prévenir ou atténuer les accidents d'insu^sance thyroïdienne.
En face de cancers étend us, uno intervention palliative seule est autorisée (trachéotomie, g-randes incisions circumlhyroldiennea (Poncet) destinées à faire cesser la douleur, par In section des filets nerveux).
il. — SARCOMES
La seule variété de l signalée, c'est le sarcor
flévcloppemenldo boyaux, remplis de cellules ilc Ijpes liivt-rs et WôlfliT a distingué le carcinome slvùolaire, le carcinome à cellules cylindriques, l'épithélioma pavimcnteux,
SymptSmes. — Le dfbul du cancer ihjroTdien est, presqne toujours, impossible A préciser; l'affection se développe dans un organe dt'jà goitreux, el la tumeur maligne évolue, durant les premiers mois, sous le masque de la lésion antécédentfi. L'augmenlalion rapide du volume du (fotlre, d'une part, et d'auli-e purl l'Age du sujet (do 40 à 30 ans), doivent éveîlleraussilûl l'attention, et faire suspecter la dégénf-resccncc maligne. Iticnldl en effet, des troubles rancliannels importants, relativement rares, dans l'évolution du goftre, font leur apparition.
Bard et ses élèves (1) ont attiré l'altenlion sur certains symptAmcs précoces, qui permcllent de dépister le début du cancer ihvroïdiec, cl intéressent soit le système cardio-vasculairc, soit le système vaso-moteur, soit la sécrétion urinaire.
Les signes cardïo-vasculairos se rapprochent de ceux du gotlre exophtalmique (palpitations, tachycardie, tremblement) ; ou bien il s'agilde sensations dcchaicur, de bouffées congesllvcs, quelquefois d'une véritable ascension fébrile à 38" ou -âS^.
D'autres fois, on observe, au début du cancer, des trouble» urinaires (polyazoturic, albuminurie, glycosurie).
Quoi qu'il eu soit, l'intensité des douleurs locales ou irradiées domine la scène (douleurs de nuque, douleurs ressenties vers U milchoire inférieure, les oreilles, ou vers la main).
Des accidents respiratoires énialent (dyspnée paroxystique, rornage, touxcoqueluchoîde, tirage inspiratoire), traduction de la compression de la trachée, quelquefois de ta formation de végétations intralrachéales; les nerfs récurrents sont fréquemment comprimés ou irrités.
Les veines sous-cutanées se dilatent et forment un lacU variqueux au-devant du cou et de la partie supérieure du
(1) Gnt'iÉ, Formes mcdicnles du cancer thyroïdien. Thèse d«' Lyon, 1899. ~C*BREL,Du cancer ihjroïdien {Gnt. iteiMp. , i^OO).
(horax. La peau, i|ui recouvre la tumeur, roufjit [inr places i;l devii-nl teik-mateuse. C'est le tableau (le la ih^i-oïdite aigiiF. Des bosselures, dures ou fluclunules, TodI saillie ù la surface du gottre ; la peau perd sa mobilitù et adhère aux tissus profoads. L'adéuopathie constitue un excclleul signe de l'épitht^lioma thjroïdîen.
Le malade succombe rarement aux progrès de la cachexie cancéreuse ordinaire. La marche de l'afFection est trop rapide «l la mort survient au milieu d'un accès de sutTucation. Ce peut ëlre encore une bronchopneumonie, l'ulcérution des vaisseaux i^arolidiens, qui cause la mort,
La tertninaison fatale se produit après 10 ou 12 mots, quelquefois après 6 mois.
Diagnostic. — Le cancer, dans sa phase de début, est impossible àdifférencier du gotlre bénin. Mais il faulse rappeler qu'il y a toujours lieu de suspecter la nature d'un goitre, considéré comme simple, si, brusquement, il subit une sugjnentalionde volume. Certaines ihjroldites d'allure aubaiguB en imposent pour le cancer ; de même, la marche rapide de certains épithéliomas, au niveau desquels la peau rougit et se tuméBe, fait croire à l'évolution d'une thjroldïte aiguë.
L'adénopathie est un excellent signe de cancer. La ponction «xploratrice, avec examen cj'tologique des produits retirés, peut donner des indications utiles.
Traitement. — Le seul traitement utile, c'est l'éradication de la glande cancéreuse ; et, pour être efficace, il faut que la résection soit précoce, accomplie avant l'extension de l'épitbéltoma,en dehors de la capsule. La médication thyroïdienne pré et post-opératoire pourra prévenir ou atténuer les accidents d'insu^sance thyroïdienne.
En face de cancers étend us, une intervention palliative seule est autorisée (trachéotomie, grandes incisions circumthyroïdiennes (Poncet) destinées à faire cesser la douleur, par la xeclîon des filets nerveux).