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III.— MALFORMATIONS DES CHOANES

Gomme pour les narines, nous trouvons ici le rétrécissement et l'oblitération, qui peuvent être congénitaux ou acquis.

I. Rétrécissement. — Le rétrécissement congénital peut être membraneux, comme pour les narines, ou osseux, ce qui est spécial aux choanes. Nous y reviendrons à propos de l'oblitération.

Le rétrécissement ocguis est en générerai un rétrécissement

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cicatriciel. Nous n'avons pas en vue les faux rétréci sse m en Is, causés par les tumeurs de la régioa. Les lésions scrofuleuses et syphilitiques guéries, les ulcérations de la région causées -par cerlainespyrexies graves, laissent des brides cicatricielles qui empêchent plus ou moins la communicalion du pharynx et des fosses nasales.

On voit quelquefois près du bord postérieur du vomer une hypertrophie bilatérale de la muqueuse, qui est désig'née dans les auteurs sous le nom d'ailerons, et qui diminue d'autant In perméabilité nasale (Hg. 143).

II. Oblitération. — L'oblitération complète acquise des chonncs reconnaît la même étiolojie que le rétrécissement acquis.

L'oblitération congénitale des choanes est au contraire beaucoup plus intéressante. Une cinquantaine de cas ont été publiés (Giadenifo).

Elle est membraneuse, ou le plus souvent oiseiue. D'après Schwendt, l'occlusion est toujours d'origine osseuse, et c'est seulement chez les enfants ayant vécu quelques heures qu'elle peut être membraneuse.

Elle]'est moins rare que l'occlusion des narines. Elle est le plus souvent bilatérale.

Le nouvcau-iié qui en est porteur présente des signes d'asphyxie. S'il parvient, par la respiration buccale, à suppléer k l'absence de respiration nasale, il ne tarde pas à succomber par inanition, car il lui est impossible de téter.

L'oblitération unilatérale est naturellement mieux tolérée ; Gougiienheim et Hélary ont publié l'observation d'une jeune filledcquinzeans qui présentait une oblitération delachoane gauche.

A mesure que la croissance s'opère, les troubles respiratoires vont en diminuant de gravité. On constate alors le faciès adénoldien, et la confusion est possible. Diagnostic. — Le diagnostic s'établit :

Fig. 143. HyperlP pille de la muqueu!

près du bord postérieur du vomer (aile-

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Cliez Venfant.Bu moyen de la poire à insufflatioos nasales (de Politzer) ou avec un stylet.

Chez l'adultCy par la rhinoscopîe postérieure.

Schrôtter introduit une lampe électrique dans le rhino-pharynx et pratique la rhinoscopie antérieure pour juger dç Tépaisseur du diaphrag^me.

Traitement. — Chez le nouveau-né, on a^^^ira le plus vite possible. Pour enfoncer le diaphragme oblitérant, on se servira, suivant sa résistance, d'un stylet, d'une soude cannelée, d'un trocart.

Chez l'adulte, on est moins pressé, et l'on s'attaquera au diaphragme par le galvanocautère, s'il est membraneux; par) la gouge, s'il est osseux.

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