‹ Maladies du larynx, du nez et des oreillesChapitre 140 sur 229 · III. — TUMEURS · texte numérisé non relu

III. — TUMEURS

Ces néoplasmes, encore assez fréquents, sont bien analysés par Berg-er (1890).

" Quelques-uns sont primitifs : polypes muqueux, ostéomes, un cas de sarcome (Behring-Wicherkiewicz), un carcinome (Albert).

D’autres sont secondaires : myxomes ou fibromes venus du naso-pharynx (Michaux, Simon) ou des cellules ethmoïdales (Ghiari).

Lawson a fait connaître un cas de chondrome congénital.

Berger distingue quatre périodes :

1“ La tumeur reste incluse : pas de symptômes.

2" Le sinus estdistendu, ses parois s’amincissent, et des compressions de voisinage s’établissent. C’est le plus souvent le nerf optique qui est atteint, d’où son atrophie et l’amaurose consécutive.

Berger a relevé vingt-trois cas de cécité par compression des nerfs optiques. Priestley Smith mentionne un cas d’hémianopsie temporale. La compression ne peut guère s’exercer sur le chiasma, puisqu’il est séparé du sphénoïde par le corps pituitaire (Panas). Bérger donne le rétrécissement temporal du champ visuel comme caractéristique des tumeurs du sinus. C’est discutable, disent Killian et Ziem. Les fibres de la macula ont perdu leurs fonctions.

S^La tumeur envahit les cavités voisines : cavum, labyrinthe elhmoïdal, fosses nasales, orbite (paralysie des muscles de l’œil), crâne. L’entrée dans le crâne peut être sans symptômes ou avec des céphalalgies violentes (Lucke), des accès épileptiformes, des vomissements l’indiqueront. La méningite ou des abcès cérébraux se montrent ensuite.

4“ Si la tumeur est maligne, une période de métastases se déclare avant la méningite finale.

Cette division méthodique manque souvent à l’examen du malade.

MALADIES DU NEZ

Suivant le sens de leur extension ou leur point d’implantation, on attaque les tumeurs par la voie orbitaire ou nasale, ou par la résection du maxillaire supérieur.

BIBLIOGRAPHIE. — Panas, Soc. de chir., o nov. 1873. - Braun, Arch. für klin. Chir., 187b, p. 728. — Lawson, 5rit med. Journ., 1883, p. 773. — Baratoüx, Progrès méd., 1883, p. 826. — John Bergh, üentralbl. für Chir., 1886, p. 589. — Berger und Tyrman; Die Krankheiten der Keilbeinhole uid des Siebbeinlabyrinthes. Wiesbaden, 1886. — Zmn, Berlin, klin.. Wochenschr., 1888, n° 7. — Berger, La cbir. du sin. sphén. [Thèse de doct., Paris. 1890). — Ruault, Sur un cas d’empyème du sinus spbén. [Arch. de rAm., juin 1890, p. 137). — Qcénc, Bull, de la Soc. de chir., 13 octobre 1890. — Kaplan, Le sinus sphénoïdal comme voie d'infection intracrânienne et orbitaire [Thèse de Paris, 1891). — Modre, Mal. des fosses nas., 1893, p. 584. — Laurent, Exploration du sinus sphénoïdal sans spéculum [Réunion des oto-laryngologistes belges, — Jan.sen, Opération radicale des empyèmes combinés [Congrès de Moscou, 1897|. — Laurent, La chirurgie des sinus de la face (Congrès de Paris, 1900). — Taptas, Opérations radicales des sinusites combinées chroniques [Annales des mal. de l’oreille, septembre 1900).— Furet, La sinusite sphénoïdale chronique. [Rapportàla Soc. fr. d’O. R. L., 1901).

Page 1