EXAMEN
DE l’oreille moyenne
I. PROCÉDÉ DR VALSALVA. — Les narines et la bouche étant solidement obturées, le sujet fait un violent effort
d’expiration : l’air expiré entre alors dans les trompes sous l’effort de la pression qu’il subit. On a très bien ainsi la sensation que les membranes tympaniques sont refoulées en dehors. Les artério-scléreux ne doivent pas en abuser parce que ce procédé cong^estionne le cerveau.
MALADIES DES OREILLES
II. PROCÉDÉ DE POLITZR. — Le sujet, après avoir mU j dans sa bouche une gorgée de liquide, introduitdaBsunç de ses narines l’embout de la poire à insufflation de Politzer (fig. 193). L’autre narine est bouchée parsesdoisfe gauches. La main droite, tenant horizontalement la poire avec le pouce sur l’orifice, la vide au moment précis oi le malade déglutit, lèvres closes, car en même temps les trompes d’Eustache s’entr’ouvrent. La politzération peat échouer, quand les lèvres amollies du pavillon s’appliquent l’une contre l’autre.
-III. PROCÉDÉ DE TOYNEEE. — lia pourbutdefairfecirculer l’air dans la trompe, de la caisse vers le naso-pharynx. Pour l’employer, on ferme les lèvres et les narines, celles-ci entre le pouce et l’index de la main droite, puis on fait un mouvement de déglutition. L’air se trouvant raréfié dans le naso-pharynx, celui qui est contenu dans la trompe et la caisse est attiré vers le haut pharynx et circule ai nsi de l’oreille vers l’arrière-nez.
IV. CATHÉTÉRISME. — La voie buccale avait été proposée, dès ilM, par Guyot, maître de poste à Versailles. Dans un rapport à l’Académie royale des Sciences, il disait s’être guéri d’une « dureté d’oreille », en pratiquant par la bouche des injections d’eau dans les trompes d’Eustache, au moyen d’un tube d’étain.
Itard et Deleau firent justement adopter la voie nasale. C’est la sonde d’Itard (fig. 194) qui sert à ce cathétérisme. Sabatier eut l’idée de la munir d’un index.
On fait des sondes en caoutchouc durci (ébonite) ou en métal (maillechort, argent). Nous donnons la préférence aux sondes métalliques, car si les premières sont moins dures pour les muqueuses, elles peuvent par contre se briser plus facilement et sont d’une stérilisation moins commode. Les sensations obtenues avec une sonde en métal sont plus nettes.
Une sonde d’Itard bien conformée doit présenter une courbure de 135° environ et la partie courbée ne pas dépasser une longueur de 2 centimètres. Elle sera de métal souple, pour que la courbure puisse être modifiée au besoin ; le bout sera renflé et la tige cylindrique, car les tiges coniques ont l’inconvénient de presser sur les parois nasales, en pénétrant dans la profondeur.