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EXAMEN DE L^OREILEE INTERNE

savoir si c’est le labyrinthe ou le nerf acoustique qui est en cause, on cherche si l’ouîe est conservée pour les sons ^és de 7000 à 50.000 vibrations. S’ils sont perçus, c’est que le limaçon est normal (1).

Les épreuves de Weber, de Rinne, de Schwabach et de Gellé sont les plus usuelles.

Une fois toutes ces recherches terminées, il importe de noter, aux diverses dates où on revoit le malade, les résultats obtenus.

J’ai adopté pour mon usage personnel un système de tableau que voici et dont on comprendra facilement la signification.

Nom, âge, adresse du malade

Dates

Weber

Rinne

Seïwabicb

Gellé

On voit que :

La voix haute est perçue à 10 cent, à droite,

— — à 4 cent, à gauche,

La voix chuchotée — à 2 cent, à droite,

— — à 1 cent, à gauche,

Le Weber est latéralisé à droite.

Le Rinne anormal à droite.

Le Schwabach et le Gellé positifs à droite.

Ce tableau se prolonge à volonté.

8» Réactions électriques du nerf auditif. — Cette méthode, imaginée par Brenner en 1869, consiste à faire passer un courant électrique continu à travers l’oreille.

(1) Wiener med. Wochenschr., 8 el 10, 1894,

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MALADIES DES OREILLES

L’anode (pôle positif) est appliquée sur le côté du cou et la cathode (pôle négatif) sur le trag-us. Si le nerf réagit normalement, il doit percevoir au début une sensation sonore, puis une élévation du son, enfin des bourdonnements; mais il faut dire que des douleurs, des convulsions, des vertiges ou des nausées contraignent souvent à renoncer à l’épreuve électrique de Brenner.

Épreuve des deux diapasons, aigu et grave. — recherches d’Hartmann tendent à prouver que si la perception des sons graves est perdue, une sclérose tympanique est probable, et qu’au contraire, si c’est la perception des sons aigus qui est abolie, l’affection est plutôt labyrinthique.

Dans la pratique, l’essai de l’oreille aux deux voix, haute et basse, l’épreuve de Weber, celle des trois diapasons et l’épreuve de Gellé suffisent.

Surdité simulée. — Les moyens à employer diffèrent, selon que le simulateur se dit sourd d’une seule oreille ou des deux.

S’agit-il d’une seule oreille, on peut recourir au moyen de Moos (d’Heidelberg) : mettre dans l’oreille avouée saine un tampon de ouate et faire vibrer le diapason sur le vertex. Dans ces conditions, le sujet doit entendre, au moins de l’oreille saine. Si, trompé par l’occlusion de sa bonne oreille, il dit n’entendre ni à droite, ni à gauche, c’est un simulateur.

Si le sujet en observation se dit sourd des deux oreilles, on cherche à le surprendre, quand il ne s’y attend pas, par exemple au sortir du sommeil chloroformique. L’examen direct de l’oreille apporte des renseignements. D’une manière générale, le vrai sourd fixe attentiveiîient son interlocuteur, cherchant à lire sur ses lèvres : le faux sourd baisse la tête et joue l’inattention. L’attitude seule doit mettre en éveil la méfiance du médecin.

Examen de l’audition chez les enfants. — Quand on a des doutes sur l’audition d’un enfant, il faut procéder à l’emploi des voix haute et chuchotée dans un silence ambiant absolu.

Un bon moyen est la dictée au tableau noir (Gellé). On surprend l’enfant hésiter à écrire ou écrire le mot à peu près, « loyer » pour « noyer, » par exemple. On die-

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tera des phrases incohérentes pour que le sens de la phrase n’aide pas l’enfant. De la sorte on peut ensuite placer les élèves dans la classe, plus ou moins près du professeur, selon la, portée auditive de chacun.

BIBLIOGRAPHIE. — Valsalva, De aure humana tractatus. 1707. — Toynbee, Diseases of the Ear. — Politzer, Lehrbuch der Ohrenheilkunde, II et Atlas manuel des maladies de l’oreille, édition française, par G. Laurens Paris, 1902. — ScHWARTZE, L’oreille, maladies chirurgicales. Traduction par le DfRattel, 1897. — Gellé, Article « Audition o, Dictionnaire de Physiologie du P’’ Ch. Richet, 1895. — E. Ménière. Manuel d’otologie clinique, 1895. — Hartmann, P' Schiffers, Bonnier, Comptes rendus du AT/Z/e Congrès international, Paris, 1900.

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