‹ Maladies du larynx, du nez et des oreillesChapitre 172 sur 229 · INFECTIONS DES SINUS · texte numérisé non relu

INFECTIONS DES SINUS

broncho-pneumonie mortelles, mais le tableau peut être incomplet ou même l’infection évoluer de façon latente, comme dans deux cas de Poli qui n’étaient du reste que des périsinusites.

Symptômes particuliers. — Si la veine jug-ulaire est prise, il y a raideur et tuméfaction du cou, les veines superficielles sont g’org'ées de sang', la tête est détournée à gauche ou à droite indifféremment, le malade a de la difficulté pour déglutir ; on peut voir de l’œdème à la région occipitale (signe de Griesinger). Un cordon dur et douloureux s’accuse sous le bord antérieur du sternocléido-mastoïdien, mais il faut le palper avec beaucoup de précaution dans la crainte de détacher un caillot migrateur.

Quand il s’agit du sinus longitudinal supérieur, on note de l’œ-dème à la face, des épistaxis, des convulsions.

S’agit-il du sinus caverneux, ce sont des troubles oculaires : protrusion du globe, œdème rétinien, névrite optique. Quand les sinus pétreux supérieur et inférieur sont pris, il y a engorgement des vaisseaux orbitaires. .Mais ces divers signes ne donnent pas une certitude absolue sur la loc^isation de la phlébite. D’ailleurs ils peuvent coexister, d’où la difficulté de formuler un diagnostic. En cas d’incertitude, il faudrait remonter le long de tout le systèmeveineux, par segments, depuis le tronc brachio-céphalique jusqu’au pressoir d’Hérophile.

Poli (1) conseille même, en cas de mastoïdite grave, d’explorer la fosse sigmoïde.

A quel caractère pouvons-nous reconnaître la thrombose quand le sinus est à découvert ? A l’absence de pulsations d’abord, puis à l’aspect puriforme, enfin au résultat de la ponction qui reste sèche. La thrombose peut n’êtreque pariétale, comme il peut n’v avoir que périphlébite. ' ‘

Pronostic. — Whiting, sur un relevé de 139 opérés, a noté 95 guérisons. Les thromboses jugulaire et latérale peuvent exister sans qu’il y ait des lésions endo-crâniennes.

Traitement. — C’est en 1880 que Zaufal a proposé de

(l)PoLi, Société Italienne (Totoîogie., 29 octobre 1897.

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