‹ Maladies du larynx, du nez et des oreillesChapitre 18 sur 229 · C.\STEX, — Mal. du Laryn.v. 2= édit · texte numérisé non relu

C.\STEX, — Mal. du Laryn.v. 2= édit

PÉRI-AMYGD ALITE PHLEGMONEUSE

L’instrument de choix consiste en un bistouri spécial (bistouri amyffdalien), à tige longue, et tranchant seulement près de la pointe sur une longueur de deux centi- . mètres au plus, de sorte qu’il ne peut pas blesser les ; parois buccales. Ruault et Luc recommandent un couteau en serpette. A défaut de ces instruments particuliers, on J emploiera un bistouri ordinaire en ayant soin d’envelop- | per d’ouate ou de gaze aseptique la plus grande étendue ::| de sa lame et de ne laisser à nu que sa pointe dans une ,• longueur da deux centimètres environ. Moure conseille ;• l’emploi du galvano-cautère qui est aseptique, peu douloureux et produit une brèche plus persistante.

Avant d’inciser, on insensibilise la région avec des badigeonnages d’une solution de cocaïne à 1 : 5 ou i mieux avec le mélange de Bonain (de Brest).

Menthol . )

Chlorhydrate de cocaïne . > «a 2 gr.

Acide phénique . ) ^

L’incision portera sur le point qui proémine. Générale- ;

ment c’est dans un ,

abcès amygdaliens et péri-amygdaliens être enfoncée dans (a, incision habituelle sur le haut du la partie inférieure pilier antérieur). du pilier antérieur,

quand la collection

purulente est en dehors de l’amygdale. Elle n’y pénétrera pas au-delà de deux centimètres, dans la crainte

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d’atteindre la carotide interne et les organes qui l’accompagnent.

3° Assez souvent il y a lieu d’inciser sur le pilier postérieur au niveau de la fossette sus-amygdalienne. C’est alors qu’on peut employer la serpette, afin de contourner l’amygdale saillante.

Â<> Rarement l’indication est d’entrer au centre même de l’amygdale.

qo Enfin, si l’abcès proémine vers l’extérieur, ou si la constriction des mâcnoires interdit de passer par la bouche, l’incision se pratique par voie externe au niveau de l’angle de la mâchoire.

Quel que soit le point désigné au bistouri celui-ci ne pénétrera pas au delà de deux centimètres en moyenne ; et c’est la sonde ciselée qui, moins dangereuse, ira dans la profondeur libérer largement la collection purulente. Son emploi est de rigueur dans cette région périlleuse.

Dans les quelques jours qui suivront, le malade pratiquera des irrigations buccales antiseptiques avec le bock à injections.

L’infection une fois disparue, il conviendra de pratiquer un examen attentif des deux amygdales pour s’assurer que leurs cryptes ne récèlent pas de produits

fiathogènes. Dans ce cas, il y aurait lieu de pratiquer eur morcellement.

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