IV. — DILATATION DE LA TROMPE
On observe cette altération dans un très petit nombre de circonstances, lorsque par exemple un amincissement ou une atonie des jiarois eustachiennes ne leur permet plus de s’accoler. Ce peut être le résultat d’une rhino-pharyngite atrophique. Hartmann l’a observée à la suite d’une pneumonie qui avait beaucoup amaigri le malade; celui-ci éprouve un phénomène très caractéristique : sa voix résonne exagérément dans ses oreilles, au point d’être douloureuse {tympanophonie, autophonie) ; il entend même les mouvements respiratoires, sous forme d’un brui.ssement désagréable ; les r sont particulièi'ement retentissantes. Une actrice, citée par Hartmann, entendait ainsi fortement sa voix en chantant, ce qui la troublait beaucoup. J’ai observé ce phénomène chez une femme qui ne pouvait supporter la douche d’air avec la poire de Politzer,
BOUGIRAGE
tant le choc se transmettait irusquemeat à travers ses trompes dilatées.
L’autophonie cesse quelquefois lorsque le sujet sé place dans le décubitus dorsal ou sternal.
Pronostic. — Il est peu favorable, surtout s’il accompag-ne la rhinite atrophique.
Traitement. — Il consiste à agir sur les affections causales (émaciation, etc.) On peut diminuer la largeur de l’orifice tubaire au moyen de galvanocautérisations. Hartmann s’est bien trouvé d’instillations à la glycérine dans l’oreille externe, avec occlusion ouatée hermétique pratiquée ensuite.