II. ~ LARYNGOSCOPIE ET TRACHÉOSCOPIE
L’idée d’examiner l’intérieur du larynx appartient à Levret. Dès 1743, il inventait un glottiscope qui ne fut pas consacré par l’usage. En 1825, Bozzini faisait à Vienne de nouveaux essais, mais ses tentatives restèrent encore sans écho à l’Université. En 1835, Garcia, professeur de chant à Londres, eut l’idée d’appliquer le petit miroir des dentistes à l’examen de la cavité laryngienne, et c’est ainsi qu’il put voir les mouvements de la glotte. Son mémoire fut accueilli favorablement par la Société royale des sciences. Néanmoins, c’est à Czermak que revient l’honneur d’avoir vulgarisé la méthode nouvelle. Il parcourut les principales capitales d’Europe et réussit ainsi à la faire accepter. En 1896, Kirstein a fait connaître un nouveau procédé d’inspection directe, sous le nom d’autoscopie.
1. ÉCLAIRAGE. — Deux procédés sont utilisés : l’éclairage indirect (par réflexion) et l’éclairage direct (par réfraction).
1° Eclairage indirect. — Ce mode d’éclairage se pratique avec le réflecteur frontal qui se fixe sur la tête au moyen d’une courroie souple ou grâce à un arc métallique disposé dans le sens antéro-postérieur. Ce réflecteur, concave, très léger s’il est en aluminium, est muni d’un oi'ifice à son centre par lequel l’œil droit suit le faisceau lumineux.
Un procédé moins employé consiste à placer le réflecteur devant le front, en regardant avec les deux yeux.
La distance focale du réflecteur frontal doit varier de 30 à 35 centimètres, distance de la vision normale. La tête du médecin devra donc être à 30 centimètres environ de celle; du malade. Pour l’utiliser, on emprunte la lumière d’une lampe à huile ou à gaz, et mieux encore d’un bec Auer plus lumineux et moins chaud, ou d’unè lampe électrique puissante.
LARYNGOSCOPIE ET TRACHÉOSCOPIE
2° Eclairage direct. — Ce procédé a été surtout employé en France par Fauvel et Krishaber. Chacun d’eux
Fig. 15. — Réflecteur à arc métallique.
avait inventé un appareil qui se plaçait sur une lampe à huile et éclairait par réfraction à travers une lentille planconve.ve.
L’appareil à lumière oxhydrique de Drümmond,t(mélange d’oxygèné‘etdeg-az d^ éclairage) fut encore un progrès.
Sa puissance éclairante était considérable (8(X) bougies), mais ses proportions le rendaient encombrant, de sorte que, dans beaucoup de cliniques, il estmaintenant relégué parmi les inutilités. Fig. 16. — Projecteur de Clark.
52 EXAMEN DU LARYNX ET DE LA TRACHEE
L’éclairage électrique s’est naturellement substitué à tous les appareils précédents. On l’utilise avec des projecteurs de types un peu différents (fig. 17).
Fig. 17. — Photophore électrique;,
Le photophore électrique est actuellement le meilleur système d’exploration, mais, pour les médecins qui n’ont pas une installation spéciale, le réflecteur à arc sagittal avec une bonne lampe à huile ou à pétrole peripet de pratiquer un examen suffisant, car le succès de l’explo^
LARYNGOSCOPIE E:
ration dépend plus encore di au faisceau lumineux que de l’intensité de l’éclairage.