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VI. — PARALLÈLE DE L’INTUBATION ET DE LA TRACHÉOTOMIE

Le Gillet (1) a réuni, pour dresser le bilan de ces deux modes d’intervention, 8299 cas de tubage et 15955 trachéotomies dans le croup.

Une première conclusion ressort de cette statistique : Les deux méthodes sont équivalentes quant au pourcentage de guérison. Il est de 30 0/0 pour l’une et l’autre.

Cependant le tubage est un moyen plus simple, non sanglant, plus facile à exécuter, accepté plus volontiers par les parents de l’enfant. Les suites en sont moins fâcheuses ; pas de cicatrice ni de canule à perpétuité.

(1) H. Gillet, Gazette des hôpitaux,^ mai 1894, p. 48S.

INTUBATION OU TUBAGE

Les risques de broncho-pneumonie sont moins grands (Wac Kerle). Elle est particulièrement préférable chez les tout jeunes enfants.

D’autre part le tubage a contre lui d’exiger des soins consécutifs plus difficiles, avec la présence constante d’un aide très exercé. Il devient impuissant quand l’obstacle est dans la trachée ou dans les bronches. Seule alors une ouverture large de la trachée peut sauver l’enfant.

Si les parents refusaient absolument la trachéotomie, mieux vaudrait encore procéder au tubage, môme sans surveillance possible.

On le voit, à quelques réserves près, la règle suivante s’impose :

Tubage à l'hôpital, trachéotomie en ville, à moins de surveillance médicale permanente.

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