‹ Maladies du larynx, du nez et des oreillesChapitre 74 sur 229 · III. — MALFORMATIONS DES CHOANES · texte numérisé non relu

III. — MALFORMATIONS DES CHOANES

Comme pour les narines, nous trouvons ici le rétrécissement et l’oblitération, qui peuvent être congénitaux ou acquis.

1. RÉTRÉCISSEMENT. — Le rétrécissement congénital peut être membraneux, comme pour les narines, ou osseux, ce qui est spécial aux choanes. Nous y reviendrons à propos de l’oblitération.

Le rétrécissement acquis est en général un rétrécissement cicatriciel. Nous n’avons pas en vue, les faux rétrécissements, causés par les tumeurs de la région. Les lésions scrofuleuses et syphilitiques guéries, les ulcérations de la région causées par certaines pyrexies' graves, laissent des brides cicatricielles qui empêchent plus ou moins la communication du pharynx et des fossés nasales. :

On voit quelquefois prèsd à bord postérieur du vomer une hypertrophié bilatérale, de la muqueuse, qui est désignée dans les auteurs sous le nom d’ailerons, et qui diminue d’autant la perméabilité nasale (fig. 110). ’

IL OBLITÉRATION.- L’oblitération complète acquise des choanes reconnaît Fig. 110. — Hypertrophie lamêmeétiologiequelerétréde la muqueuse près du cissement acquis, bord postérieur du vo- L’oblitération congénitale mer (ailerons). des choanes est au contraire

beaucoup plus intéressante.

Une cinquantaine de cas ont été publiés (Gradenigo). Elle est membmneMse, ou le plus souvent ossettse. D’après Schwendt, l’occlusion est toujours d’origine osseuse, et c^’est seulement chez les enfants ayant vécu quelques heures qu’elle peut être membraneuse. Elle est moins rare que l’occlusion des narines. Elle est le plus souvent bilatérale.

Le nouveau-né qui en est porteur, présente des signes

DIFFORMITÉS DU NEZ

d’asphyxie. S’il parvient par la respiration buccale à suppléer à l’absence de respiration nasale, il ne tarde pas à succomber par inanition, car il lui est impossible de téter.

L’oblitération unilatérale est naturellement mieux tolérée; Goug-enheim et Hélary ont publié l’observation d’une jeune fille de quinze ans qui présentait une'pblitération de la choane g-auche.

A mesure que la croissance s’opère, les troubles respiratoires vont en diminuant de gravité. On constate alors le faciès adénoïdien, et la confusion est possible.

Diagnostic. — Le diagnostic s’établit :

Chez V enfant, au moyen de la poire à insufflations nasales (de Politzer) ou avec un stylet.

Chez l’adulte, par la rhinoscopie postérieure.

Schrôtter introduit une lampe électrique dans le rhinopharynx et pratique la rhinoscopie antérieure pour juger de l’épaisseur du diaphragme.

Traitement. — Chez le nouveau-né, on agira le plus vite possible. Pour enfoncer le diaphragme oblitérant, on se servira, suivant sa résistance, d’un stylet, d’une sonde cannelée, d’un trocart.

Chez l’adulte, on est moins pressé, et l’on s’attaquera au diaphragme par le galvanocautère, s’il est membraneux ; par la gouge, s’il est osseux.

Page 1