PRÉLIMINAIRES DE L’EXAMEN
EN OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE
En médecine, chaque spécialité comporte un examen assez particulier du malade. J’exposerai donc tout d’abord les règles sommaires d'une investigation en oto-rhinolarvngologie.
Nous devons aborder ceux qui nous consultent avec l’idée qu’il nous faudra explorer successivement' le pharynx, le larynx, le nez, les oreilles et les régions connexes de voisinage.
La première question de l’interrogatoire doit être claire et simple, sinon le malade peut nous entraîner loin de la voie directe. Il me semble que le mieux est de demander : (c de quoi s’agit-il? »
Par la réponse, vous êtes renseigné sur la région en cau.se. Informez-vous alors de tous les signes fonctionnels locaux ressentis actuellement. Leur ensemble vous fait entrevoir déjà un commencement de diagnostic.
Vous poursuivez en interrogeant :
(( Depuis quand éprouvez-vous ces troubles ? Ont-ils « apparu d’emblée? ou à la suite d’une maladie quelle conque? »
Renseignez-vous sur la santé générale et sur l’état des principaux organes, en spécifiant ; l’estomac les poumons? l’utérus? etc.
Que votre enquête aille ensuite au passé pathologique, tant pour l’organe souffrant que pour l’ensemble de l’organisme, sans oublier les antécédents héréditaires, Castex. — . Mal. du Larynx. 2e éd. 4
PRÉLIMINAIRES DE l’eXAMEN
Dans cette conversation avec votre malade, ne posez pas une seule question qui n’ait son but précis. S’il s’ég’are, raraenez-le doucement. Plusieurs, en commençant, croient devoir vous exposer long-uement les traitements qu’on leur a appliqués déjà ; ils vous tendent même une collection d’ordonnances. Dites-leur que ce sera pour la fin de l’examen, et, de fait, à ce moment, ces documents peuvent ne pas vous être inutiles.
Vous êtes à même maintenant de savoir par quel org’ane vous devez commencer l’exploration physique.
Alors de deux choses l’une :
Il y a un symptôme dominant. Suivez cette indication, en explorant d’abord la partie qui en est le siège. Est-ce un bourdonnement? Voyez d’abord l’oreille ; de l’obstruction nasale? prenez d’emblée le spéculum nasi.
2° Il n’y a pas de symptôme dominant. Procédez alors du simple au compliqué, surtout s’il s’agit d’enfants qu’il importe de ne pas effaroucher. Commencez par les oreilles, parce que l’introduction du spéculum est peu gênante, puis passez au nez, à la gorge et réservez pour la fin le toucher naso-pharyngien plus désagréable. Un bon moyen de décider l’enfant l’écalcitrant est de lui montrer les premières manœuvres de l’examen sur sa mère ou la personne qui l’accompagne; quand il aura vu qu’il est sans douleur, il se décidera à l’accepter.