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EXAMEN DE LA BOUCHE ET DU PHARYNX

L’examen préalable de ces deux cavités est indispensable pour une enquête complète sur les premières voies respiratoires. Il donne, pour ainsi dire, une piste au diagnostic.

I. MOYENS D’ÉCLAIRAGE. — On a recours à la lumière du jour ou aux divers modes d’éclairage indiqués plus loin au chapitre Examen du larynx, page 45, les uns éclairant directement, les autres indirectement, au moyen du réflecteur frontal.

n. ABAISSE-LANGUE. — Il en existe un grand nombre, parmi lesquels nous croyons devoir surtout recommander :

•lo L’abaisse-langue de Trousseau (fig. 1), facile à manier et qui sera assez étroit pour ne pas s’enclaver dans le maxillaire inférieur si le malade reculait brusquement;

2° L’abaisse-langue de L. Türck(fig. 2). Il déprime bien la langue vers le plancher buccal et l’attire aisément en avant pour la rhinoscopie postérieure ;

MALADIES DU PHARYNX

3° L’abaisse-lang-ue de Fraenkel (de Berlin) utilisable surtout chez les enfants et portant un orifice qui sert à prendre et à relever la luette (fig-. 3).

Fig. 1. — Abaisse-langue de Trousseau.

Fig. 2. — Abaisse-langue de L. Türck.

Fig. 3. — Abaisse-langue de Fraenkel.

A défaut d’abaisse-langue, le manche d’une cuiller

f)eut suffire. Les chanteurs habitués à déprimer leur angue pour l’émission vocale savent montrer -leur pharynx sans qu’il soit nécessaire de prendre l’abaisselangue.

lil. TECHNIQUE. — On s’assied en face du malade qui rapproche ses jambes, afin que le médecin, en écartant les siennes, puisse approcher sa tête à la distance voulue. D’abord, on demande au malade de tirer la langue et,

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