SYPHILIS PRIMAIRE, CHANCRE DU NEZ
Peu douloureux par lui-même, le chancre du nez devient ainsi, par le siège spécial qu’il occupe, la cause
particuliers qui tiennent au siège spécial de l’affection ; déformation du nez, obstruction de la narine, gêne de la respiration quand cette obstruction est complète des deux côtés, nasonnement, difficulté pour se moucher, éternuements fréquents, larmoiement par obstruction du canal nasal.
Fig. 130. — • Chancre du nez, avec congestion des narines et parties environnantes.
MALADIES DU NEZ
d’une très grande gêne fonctionnelle pour le malade qui | en est atteint. ■
De même que tous les points du tégument externe peuvent devenir le point de départ du chancre syphilitique, de même tous les points de la muqueuse intranasale peuvent donner lieu à la même infection. Ces chancres intranasaux sont d’ailleurs beaucoup
Elus rares que les précédents. On en a observé sur 1 cloison '(Marfan, Morel-Lavallée) et jusque dans le naso-pharjnx (cathétérisme).
La symptomatologie du chancre intranasal est un peu différente de celle du chancre des ailés du nez. Tandis qu’en effet dans les chancres externes ce sont surtout les signes objectifs (déformation, tuméfaction) qui dominent, ici ce sont les signes subjectifs ou fonctionnels qui passent au premier plan.
Autant le chancre narinaîre est tapageur et attire l’attention,. ^autant celui des fosses nasales peut être discret au point 'de se laisser ignorer totalement (Collinet).
Ce chancre évolue sournoisement, presque sans douleur et sans gêne pour le malade qui éprouve simplement un peu d’obstrüction nasale d’un seul côté avec catarrhe muco-purulent unilatéral. Les caractères qui
f)euvent faire soupçonner le chancre sont, avec cette uniatéralité, le gonflement de la muqueuhe, le peu d’action de la cocaïne sur cette tuméfaction, l’existence d’une érosion surélevée, enfin l’adénopathie cervicale ou sousmaxillaire. Dans les deux cas obsèrvéspar Gollinet, Tadénopathie était sous-maxillaire, bien quie d-après les descriptions anatomiques, les lymphatiques de la pituitaire n’aillent pas dans cette zone.
Ces adénites n’ont pas seulement pour cause la syphilis, mais aussi les infections secondaires, puisque les prêmières injections antiseptiques les diminuent sensibleràent.
Néanmoins tous ces troubles fonctionnels sont unilatéraux. Les signes physiques sont peu nets, difficiles à percevoir, ce qui explique que, malgré tout, cette variété de chancre nasal leste souvent méconnue.
La rhinoscopie antérieure met en présence d’une tumeur plus ou moins profonde, ulcérée, saignant facile-