‹ Maladies du systáeme nerveuxChapitre 22 sur 73 · Laborde, loc, cit., p · texte numérisé non relu

Laborde, loc, cit., p

ans dans le service de M. Bouvier, et qui avait été atteint de paralysie des membres inférieurs vers l'âge d'un an, à la suite d'un état fébrile pendant lequel s'étaient manifestées plusieurs crises convulsives. Les muscles avaient subi une atrophie considérable. Dans ce cas encore, la substance grise était intacte et en dehors des lésions de méningite spinale récente, l'altération de la moelle consistait seulement en une production de très nombreux corps granuleux sur les parois des vaisseaux capillaires, dans la partie corticale delà moelle épinière : cette altération existait dans toute la hauteur de la moelle. L'encéphale était sain de même que dans la précédente observation. Ce fait appartient bien à l'histoire de la paralysie atrophique de l'enfance, puisqu'il s'agissait d'un enfant atteint d'altérations médullaires qui s'étaient traduites par de la paralysie des membres inférieurs avec atrophie des muscles et déformation de ces membres. Mais, en réalité, on ne saurait en tirer un argument contre la doctrine actuelle, relative au siège des lésions fondamentales de la paralysie atrophique de l'enfance, ïl est permis, en effet, de croire que, dans le cas dont il s'agit, vu F imperfection des moyens de recherche dont on disposait alors, certaines lésions (celles de la substance grise entre autres) auront échappé à l'examen de l'observateur.

Heine indiquait comme lésion caractérisque de la paralysie spinale de l'enfance une congestion suivie d'hydrorachis et finalement d'une atrophie de la moelle. M. Laborde, à qui j'emprunte cette indication, ajoute : « il faut convenir que cette )> hypothèse n'était pas très éloignée de la réalité, telle qu'il » nous a été permis de la constater1. »

Les données nouvelles dont s'est enrichie l'anatomie pathologique de la paralysie atrophique de l'enfance nous permet de porter un autre jugement sur l'opinion de Heine et de la considérer comme inexacte. Heine n'en a pas moins le mérite, partagé par Duchenne, d'avoir présumé que la paralysie atrophique de l'enfance devait dépendre d'une affection cle la moelle épinière et MM. Laborde et Cornil ont celui d'avoir montré que la moelle est, en effet, altérée dans cette maladie. Mais ils n'ont pas vu nettement le siège réel des altérations auxquelles on doit rapporter cette paralysie atrophique. On sait aujourd'hui qu'elle est due à une myélite centrale, occupant la substance grise des cornes antérieures et, accessoi-

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