Dejerine. Loc. cit., p
:i. W. Erb. Krankheiteri des Rùckenmarks (Ilandbuch cl. Speciellen Pathol. u. Thérapie. Xle Bd, 2° édition, 1878, p. 635.
munication intéressante à la Société de Biologie \ A l'autopsie d'une femme atteinte de cette affection et chez laquelle les premiers symptômes s'étaient manifestés un an avant la mort, M. Marie, outre les altérations habituelles de la maladie, a constaté l'existence de corps granuleux, non seulement dans la protubérance annulaire et dans les pédoncules cérébraux, mais encore dans la capsule interne des deux côtés, au niveau des points de passage des fibres des faisceaux pyramidaux. Ces corps granuleux se retrouvaient encore dans la substance blanche des circonvolutions fontales et pariétales ascendantes ; ils formaient là des radiations allant du centre ovale de Yieussens vers l'écorce grise du cerveau. M. Marie rappelle d'ailleurs que M. Kqjenikoff(de Moscou) avait déjà indiqué la présence de corps granuleux dans la capsule interne et les circonvolutions motrices chez des sujets atteints de sclérose latérale amyotrophique, mais il ajoute, avec raison, que la méthode des coupes lui a permis de voir, avec plus de précision que le procédé des dissociations employé par Uanatomiste russe, la disposition des corps granuleux. Un autre fait trouvé par M. Marie et qui est très important, surtout si de nouvelles autopsies le confirment et le généralisent, c'est la disparition, dans les circonvolutions motrices, des grandes cellules pyramidales qu'on y trouve très nombreuses à l'état normal.
On peut donc envisager la sclérose latérale symétrique et amyotrophique de la moelle épinière comme une affection intéressant aussi les parties de l'encéphale qui sont en continuité directe avec les faisceaux pyramidaux médullaires. Toutefois il semble résulter des données actuelles de l'anatomie pathologique que, sauf en ce qui concerne les pyramides antérieures, les altérations scléreuses sont bien moins prononcées dans l'encéphale que lorsqu'il s'agit d'une sclérose descendante, provoquée par des lésions de la capsule interne ou même des régions dites motrices de l'écorce cérébrale. En outre, ces altérations scléreuses encéphaliques sont peut-être de date moins ancienne que celles du bulbe rachidien et de la moelle épinière. Si ces différences existent bien réellement, on pourrait en déduire que la sclérose des prolongements des pyramides dans l'encéphale ne se produit que consécutivement à celle de ces faisceaux du bulbe rachidien et de leurs prolongements médullaires. Mais, pour le moment, il est impossible de