‹ Maladies du systáeme nerveuxChapitre 50 sur 73 · H. Mahot. Loc. cit., p. 31 et suiv · texte numérisé non relu

H. Mahot. Loc. cit., p. 31 et suiv

3. Barthélémy-Benoit. Paralysie musculaire pseudo-hypertrophique ou sclérose musculaire progressive {La France Médicale, 7 juillet 1880).

Il s'agissait, dans ce cas, d'un jeune soldat, fils unique, né de parents bien portants, chez lequel la maladie aurait commencé à se manifester à l'âge de 9 ans, à la suite d'un refroidissement. Incorporé dans un régiment de marine, malgré des certificats attestant son état d'infirmité, il fut placé en observation à l'hôpital de Rochefort et c'est là qu'il fut étudié par M. Barthélémy-Benoit. La description donnée par ce professeur ne laissa aucun doute sur la réalité de l'existence, chez ce jeune malade, d'une paralysie pseudo-hypertrophique.

4. M. Goetz a publié la statistique des cas qui ont été observés à la Clinique de Wùrzburg pendant les années 1875 à 1879. Ces cas ont été au nombre de 10, dont 9 sont relatifs au jeune âge (7 à 11 ans); le dixième appartient à l'âge mûr (femme âgée de 55 ans). Dans deux cas, il y avait influence héréditaire collatérale; l'oncle paternel, dans un cas, et le neveu maternel dans un autre cas étaient atteints de la même maladie : dans les huit autres cas, l'hérédité faisait défaut; mais il y avait, dans trois familles, un frère et une sœur atteints de la maladie. R. Goetz, Beitrage zar

marquer aussi que la maladie est, dans une certaine mesure, une affection de famille. L'observation II de sa thèse (observation recueillie dans le service de M. Bergeron) concerne un enfant de 9 ans, dont le frère était mort de la même maladie, dans le même service, à l'âge de \ 4 ans. C'est dans ce cas, que M. Cliarcot a pu étudier l'état des muscles et celui de la moelle épinière. Dans dix relations de cette même maladie, d'après M. Mahot, on a vu deux, trois, quatre enfants mâles d'une même famille atteints successivement de paralysie pseudohypertrophique. 11 ajoute même : « quelques faits tendent à prouver que les filles, qui semblent si réfractaires à la maladie dont sont atteints leurs frères, peuvent en revanche la transmettre à leurs enfants \

M. Milner Moore a publié dans The Lancet (19 juin 1880) la relation de trois cas de paralysie pseudo-hypertrophique, observés dans une famille. Il y avait neuf enfants dans cette famille. Deux d'entre eux, un garçon et une fille, étaient morts, le premier, à 21 mois, l'autre à huit mois : tous les deux, par convulsions. Des sept enfants survivants (cinq garçons et deux filles) trois étaient atteints de paralysie pseudo-hypertrophique. C'étaient trois garçons âgés: l'un, de 15 ans; un autre, de 10 ans; le troisième, de 7 ans2.

On ne trouve dans les antécédents des malades aucune particularité qui puisse être considérée comme une condition écologique pouvant avoir provoqué par elle-même le développement de l'affection. Ici, comme dans toutes les affections su^ baiguës et chroniques de la moelle épinière, il faut tenir compte de la prédisposition innée ou acquise. Lorsque cette prédisposition est arrivée à acquérir toute son intensité possible, des circonstances qui, chez un autre sujet, n'auraient donné naissance à aucune affection delà moelle, amènent l'éclosion de la maladie. Dans les relations de paralysie pseudohypertrophique, on attribue un rôle de ce genre, et probablement à juste titre, à l'influence du froid, aux fatigues exagérées, à la mauvaise nourriture, aux conditions défectueuses de l'hygiène en général, aux ébranlements traumatiques

Atrophia musculorum lipomatosa (Anal, in Ccntralblatt f. d. med.Wiss , 1880, p. 220).

1. Dans une famille de liuit enfants, Meryon a vu la maladie frapper les quatre garçons, tandis que les quatre filles étaient épargnées (Mahot, loc.cit., p. 51). M. Seidel [toc. cit.) rapporte que M. Heller a vu deux sœurs adultes atteintes de cette maladie et Griesinger en a vu aussi un cas chez une personne du sexe féminin.

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