Descosse. {Loc. cit.; Obs. II, IV, V
constaté très nettement dans certains cas, particulièrement dans des cas d'atrophie du deltoïde, par suite d'arthrite scapulohnmérale. Toutefois cet épaississement du pannicule souscutané fait souvent défaut, comme le fait remarquer M. Yaltat. On a noté encore d'autres troubles trophiques et des troubles vasculaires et thermiques dans les cas dont il s'agit. Ainsi on a vu, dans des cas d'arthrite tibio-tarsienne, les téguments de la jambe et du pied offrir une teinte cyanique plus ou moins prononcée et en même temps un refroidissement habituel. Dans ces mêmes conditions, ou dans les cas d'arthrite du genou ou de la hanche, la peau a présenté parfois une sécheresse spéciale, un état lisse ou, au contraire, squameux, ou bien un épaississement comme scléreux: tantôt le système pileux est moins développé que sur les mêmes parties du membre opposé, tantôt il est, au contraire, plus abondant, du côté de l'arthrite. C'est cette dernière modification que l'on rencontre le plus souvent; elle est surtout fréquente dans les cas d'arthrite d'une des jointures du membre inférieur, chez les hommes ; on l'observe aussi quelquefois sur le bras ou sur l'avant-bras, dans les cas d'arthrite du coude ou du poignet; on Ta vue aussi assez manifeste chez des femmes. (Obs. XXIII de la thèse de M. Valtat, recueillie par M. Rendu) Les ongles perdent parfois leur éclat habituel et offrent alors une striation longitudinale plus ou moins marquée, lorsque les troubles atrophiques, provoqués par une affection d'une jointure d'un membre, s'étendent à toute la longueur de ce membre.
Les éruptions cutanées sur la partie du membre qui s'atrophie doivent être extrêmement rares. M. Descosse signale une éruption d'herpès au niveau du poignet dans un cas d'arthrite blennorrhagique du poignet; mais il faut dire que les lésions de l'arthrite étaient considérables et que la peau, devenue lisse, était adhérente aux tissus sous-jacents '.
La sensibilité des téguments et des parties profondes peut être modifiée. M. Descosse, dans des cas d'arthrite du genou, a constaté 2 des phénomènes de névralgie du nerf crural correspondant. Le nerf était le siège de douleurs spontanées ; en outre, «la pression exercée sur tout le trajet du nerf déterminait une sorte d'engourdissement plutôt qu'une douleur dans la région. »