‹ Maladies du systáeme nerveuxChapitre 67 sur 73 · Babinski. Loc. ciï., p. 120 et suiv · texte numérisé non relu

Babinski. Loc. ciï., p. 120 et suiv

soupçonner l'existence d'une sclérose en plaques disséminées, surtout si les caractères symptomatiques propres à cette sorte de sclérose n'étaient pas — ce qui est loin d'être rare — dessinés d'une façon bien nette.

L'appétit est conservé d'ordinaire, pendant presque toute la durée de la maladie, lorsqu'il ne survienl pas d'affections aiguës intercurrentes, accompagnées de fièvre. Dans des cas exceptionnels, on peut constater, à un moment ou à un autre de l'évolution de la sclérose en plaques, des troubles gastro-intestinaux, de la dyspepsie avec ou sans gastralgie, de la diarrhée ou, au contraire, une constipation opiniâtre. Les troubles de l'appareil digestif peuvent être assez tenaces et assez intenses pour constituer des crises gastriques, intestinales, hépatiques, plus ou moins analogues à celles que l'on voit se produire dans le cours de l'ataxie locomotrice et d'autres affections médullaires.

— La symptomatologie de la forme bulbo-spinale de la sclérose en plaques ne diffère que sous peu de rapports de celle de la forme cérébro-spinale. Les différences consistent surtout dans l'absence de certains symptômes. On n'observe jamais, si le cerveau est tout à fait intact, les troubles des facultés intellectuelles qui se manifestent parfois dans la forme cérébrospinale ; il n'y a, d'ordinaire, ni étourdissements, ni vertiges, ni altérations de l'odorat, ni modifications de la vue, ni inégalité des pupilles, ni nystagmus. La céphalalgie est exceptionnelle. Tous les autres phénomènes delà maladie peuvent exister. Dans la forme bulbo-spinale, il y a naturellement, comme dans la forme cérébro-spinale, des variétés dans la physionomie symptomatique, suivant la situation, le nombre, l'étendue et la profondeur des lésions. La mort a lieu aussi par suite de complications: broncho-pneumonie, lésions de la vessie et des reins, escarres, etc.

La forme cérébrale est plus rare encore que la forme spinale et nous n'en connaissons guère qu'une observation, publiée par Valentiner1. Nous devons nous borner à l'analyser.

Dans ce cas, il s'agit d'un homme mort à 22 ans, après quatre ans environ de maladie. Début subit, par une hémiparésie du côté gauche,

Page 1