‹ Maladies du systáeme nerveuxChapitre 69 sur 73 · Babinski, Loc. c/f.,p. 55 et suiv. — Observation · texte numérisé non relu

Babinski, Loc. c/f.,p. 55 et suiv. — Observation

membre? inférieurs ; station verticale difficile ; la malade peut encore faire quelques pas autour de son lit, en s'appuyant. Santé générale parfaite. Cet état des membres inférieurs dure un an, puis commence à s'améliorer. Un mois après le début de l'amélioration, la guérison est complète et dure un an. Puis des phénomènes semblables à ceux de la première période se manifestent et, en huit jours, l'état redevient ce qu'il était un an auparavant. Une semaine s'écoule ; on observe alors de l'incontinence des urines et des matières fécales, de l'assoupissement, de l'obnubilation des facultés cérébrales.

La malade entre, quelques jours après, dans le service de M. Bucquoy, à la Charité, le 9 mai 1884. L'affaissement cérébral est beaucoup plus marqué ; somnolence presque continuelle. Impossibilité de se tenir debout ; affaiblissement des membres inférieurs ; diplopie, un peu de strabisme. Abolition des réflexes tendineux. Incontinence des urines pendant le sommeil. Les membres inférieurs sont inertes. Elle s'affaiblit de plus en plus les jours suivants et meurt le 16 mai. A l'autopsie, on trouve une sclérose en plaques: îlots dans la protubérance annulaire, le bulbe rachidien *.

L'aggravation delà maladie, en laissant de côté ces interruptions et ces disparitions plus ou moins prolongées des troubles fonctionnels auxquels elle donne naissance, a lieu d'ordinaire d'une façon graduelle. Dans quelques cas, l'on constate que l'intensité des symptômes augmente par sortes d'attaques. Parmi tous les faits connus, le plus intéressant, sous ce rapport, est celui qui a été publié par Ludwig Léo et dont on trouve la traduction dans le mémoire de MM. Bourneville et Guérard 2. Je reproduis, d'après ces auteurs, le passage de l'observation dans lequel il est question de la marche de la maladie :

Le malade (l'affection avait commencé à l'âge de 26 ans et l'avait forcé à entrer à l'hôpital treize ou quatorze mois après le début) est resté quatre ans à l'hôpital avant de mourir; sa maladie n'a fait que s'aggraver incessamment, tantôt brusquement, tantôt progressivement — L'aggravation brusque de la maladie se produisait par attaques apoplectiques nocturnes analogues à celle de 1860 3, et qui reparurent sept fois en quatre ans (26 octobre et 8 décembre 1862, 8 janvier et 14 août 1863, 23 février et 21 juillet 18G5, 26 mars 1866). Des palpitations, de la céphalalgie, l'afflux du sang à la tête réveillaient le malade ; il sen-

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