‹ Maladies du système nerveux; leçons faites à la Faculté de médecine de Montpellier (volume 2)Chapitre 16 sur 52 · TUBERCULES QUADRI JUMEAUX · texte numérisé non relu

TUBERCULES QUADRI JUMEAUX

Les expérimentateurs français ont enlevé ce noyau : mouvement de manège, grande faiblesse du côté opposé à la lésion, chutes fréquentes sur ce côté. Ils concluent à l'impossibilité, dans ce cas, des mouvements de progression. Mais il n'y a qu'une seule expérience bien réussie !

Les TUBERCULES QUADRiJUMEAux coustitueut Ic uoyau gris d'origine des nerfs optiques ; c'est là qu'aboutissent ces nerfs après les corps genouillés.

L'influence de ces organes sur les mouvements de l'iris paraît établie. Herbert Mayo aurait montré que l'excitation du bout central du nerf optique coupé, produit le rétrécissement des deux pupilles. Flourens a montré ensuite que l'excitation directe des tubercules quadrijumeaux produit des mouvements dans l'iris des deux côtés. Certes, quand on enlève l'hémisphère cérébral, les réflexes de l'iris persistent, quoique la vue soit supprimée, tant que les tubercules quadrijumeaux existent. Une blessure profonde de ces tubercules entraîne, au contraire, la paralysie complète de l'iris à la lumière.

Ces organes paraissent aussi avoir une action sur la vue ; c'est une action surtout, mais non exclusivement, croisée (Vulpian).

Les physiologistes admettent en outre une action sur les mouvements de l'œil. D'après Adamtick, l'excitation du tubercule quadrijumeau antérieur droit produit la rotation à gauche des deux yeux ; si la partie antérieure est seule excitée, les lignes de regard se dirigent horizontalement ; si c'est la partie moyenne, les deux lignes de regard se dirigent en haut, et la pupille devient plus large ; si l'excitation porte plus en arrière, cette position s'unit avec la convergence des deux yeux; enfin, si la partie postérieure est excitée, la convergence augmente, les lignes de regard se dirigent en bas, et la pupille se rétrécit (Beaunis).

Ferrier, en électrisant les tubercules quadrijumeaux, a produit la dilatation des pupilles et en plus un opisttho-

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tonos intense. La production de ce dernier fait peut bien être due à la diffusion du courant et à l'excitation du pédoncule cérébral.

Les cliniciens sont, sur certains points, arrivés aux mêmes conclusions que les physiologistes.

Dans plusieurs faits avec destruction des tubercules quadrijmneaux des deux côtés, comme celui de Pidoux (1871), il y avait cécité complète et dilatation des pupilles.

La séméiologie est beaucoup moins nettement analysée pour les lésions unilatérales. La lésion d'une bandelette optique donne l'hémiopie gauche ou droite dans les deux yeux ; la lésion antérieure ou postérieure du chiasma donne l'hémiopie nasale ou temporale dans les deux yeux ; la lésion d'un hémisphère, au contraire, d'une capsule interne donne l'amblyopie croisée. Les tubercules quadrijumeaux sont là entre les bandelettes optiques et la capsule interne ; d'où l'idée de Gharcot qu'il pourrait bien y avoir dans cette région l'entrecroisement complémçntaire des fibres qui ont échappé à la décussation dans le chiasma.

C'est là une hypothèse que les faits peuvent seuls contrôler. Gharcot ne cite qu'un cas de Bastian dans lequel l'amblyopie croisée avait été produite par la lésion unilatérale des tubercules quadrijumeaux. Ge fait, encore unique, a besoin de confirmation.

Les tubercules quadrijumeaux ont-ils une influence sur la coordination des mouvements ?

Flourens a montré qu'à la suite d'une lésion un peu profonde d'un seul tubercule, les oiseaux se mettent à tourner sur eux-mêmes autour de leur axe vertical et du coté de la blessure.

Pour Serres, d'après des vivisections et quatre observations cliniques, la destruction des tubercules donnerait naissance à des désordres de tous les mouvements qui seraient tout à fait comparables à ceux de la chorée (Poincaré) .

Récemment, Kohts a pubhé un fait intéressant de lésion limitée aux tubercules postérieurs et ayant entraîné une

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