PROTUBÉRANCE ANNULAIRE
ataxie locomotrice. Il rapproche ce fait de deux analogues de Henoch et de Steffen. De plus, il a fait des vivisections qui, avec celles de Goltz, confirment cette action coordinatrice des tubercules quadrijumeaux* .
Les PÉDONCULES CEREBRAUX Contiennent tous les conducteurs qui unissent le cerveau à la périphérie : conducteurs de lamotilité, de la sensibilité et vaso-moteurs. La lésion un peu étendue d'un pédoncule peut donc entraîner une hémiplégie complète portant sur ces trois actions.
Nous avons vu que l'intégrité de la vue et de Todorat (sens supérieurs ou cérébraux) distingue cette hémiplégie d'origine pédonculaire de l'hémiplégie tout aussi complète qu'entraînent les lésions de la capsule interne.
Quelquefois la paralysie, tout en étant complète, peut porter d'une manière plus accentuée, soit sur la sensibilité, soit sur la motilité. Ces particularités pourraient, d'après Meynert et Huguenin, faire préciser le siège de la lésion: les conducteurs centrifuges moteurs seraient à la partie interne du pédoncule, et les conducteurs centripètes sensitifs à la partie externe. Weber a observé un cas dans lequel la lésion portait sur la partie interne, et avait entraîné en effet une hémiplégie motrice complète et une hémianesthésie incomplète.
Enfin, d'autres fois, quand la lésion est considérable, assez étendue et siège à la partie interne, l'oculo-moteur commun peut être atteint, et alors on a vu une forme particulière de paralysie alterne tout à fait caractéristique, portant sur les membres du côté opposé à la lésion et sur l'œil du côté de la lésion.
Pour la PROTUBÉRANCE ANNULAIRE, uous avous déjà indiqué dans l'hémiplégie alterne le vrai symptôme important pour cette région. En dehors de cela, il n'y a rien de bien absolu.
^ Bev. des Se. méd.. tom. IX, pag. 144.
La paralysie alterne ne se produit que quand la lésion siège dans la région postérieure bulbaire ; Thémiplégie est au contraire complète et croisée si la lésion est dans la région antérieure pédonculaire.
Si la lésion est au milieu, sur la ligne médiane, il peut y avoir paralysie généralisée aux quatre membres ; quelquefois, mais rarement, on a observé de la paraplégie.
On notera encore, dans la symptomatologie de la protubérance, la fréquence des con\iilsions et des contractures, et la faiblesse relative des troubles intellectuels. Quand la lésion est intense, l'ictus est très-grave; il entraîne rapidement la mort au milieu des phénomènes convulsifs.
Nous étudierons la moelle allongée avec la moelle.
La séméiologie du cervelet n'est pas encore arrivée à des conclusions bien précises * .
L'hémiplégie a été considérée comme un symptôme des lésions du cervelet ; pour les uns, c'est une hémiplégie croisée; pour les autres, une hémiplégie directe.
On admet aujourd'hui que l'hémiplégie n'est pas produite par une lésion du cervelet pure, sans action de voisinage (ramollissement) ; l'hémiplégie est au contraire produite quand une lésion volumineuse (hémorrhagie, tumeurs) comprime les parties voisines, comme l'isthme.
Flourens a cependant démontré que la motilité est atteinte d'une certaine manière : quand on enlève le cervelet à un animal, par couches successives, il devient faible, a de la peine à se tenir ; il ne se tient qu'en multipliant les points d'appui, en s'appuyant sur les ailes et sur la queue. Il ne peut pas progresser. Il peut faire encore des mouvements isolés , mais il ne peut pas les coordonner en mouvements combinés pour la progression. Flourens
* Levenet-Blachez -, article Cervelet y in Dict. encycl. — Vulpian ; loc, cit. — Ferrier ; loc. cit.