TUMEURS CÉRÉBRALES
4 . Parmi les troubles viscéraux^ il faut d'abord noter le tube digestif : suivant les cas, il y a boulimie, dyspepsie, diarrhée alternant quelquefois avec la constipation, etc. — Les vomissements ont une assez grande importance ; ils ne prouvent rien pour le siège de la tumeur. Souvent périodiques et fréquents, ils peuvent cependant laisser la nutrition intacte.
Pour la respiration, on a observé de la toux, de la dyspnée, une respiration accélérée ou ralentie.
Des syncopes sont survenues dans le neuvième des cas ; elles peuvent se reproduire plusieurs fois par jour et la mort peut arriver de cette manière. L'état du pouls est variable ; quelquefois le ralentissement peut être extrême (35 puis, par minute); l'accélération peut atteindre 128 pulsations, sans fièvre véritable. — On peut souvent provoquer les taches cérébrales ou méningi tiques.
5. Suivant ses rapports spéciaux avec certains nerfs crâniens, chaque tumeur (les anévrysmes notamment) peut entraîner des paralysies limitées que l'anatomie permet facilement de prévoir.
Enfin le marasme, l'émaciation générale, accompagnent le développement delà plupart des tumeurs.
Il faut traiter séparément I'Étiologie des tumeurs, des anévrysmes et des abcès.
Pour les tumeurs, on invoquera les diathèses : syphilis, tuberculose, cancer, etc. ; l'hérédité ; comme causes occasionnelles, les contusions, etc., etc.
Pour les abcès, ce sont les traumatismes, l'infection purulente, les dilatations bronchiques, les afiections de l'oreille et des fosses nasales, la carie des os du crâne, etc.
Pour les anévrysmes, on ne connaît rien de précis que cette disposition personnelle et héréditaire que l'on appelle à tort la diathèse anévrysmale.
Au point de vue du Diagnostic, Vhéinorrhagie cérébrale
a un début plus brusque, plus franc ; elle entraîne une hémiplégie plus complète. La paralysie linûtée des nerfs crâniens appartient au contraire plutôt aux tumeurs. Les antécédents du malade seront aussi très-utiles.
La forme aiguë du ramollissement cérébral se distinguera à peu près par les mêmes signes. Pour la forme chronique, le diagnostic est fort diflBcile, et c'est surtout par les conditions étiologiques que vous pourrez l'essayer.
Nous ne parlerons pas du diagnostic avec les autres maladies du système nerveux que nous ne connaissons pas encore.
Le Traitement n'est ni consolant ni facile à instituer. L'iodure de potassium est souvent employé à titre de résolutif (?). Les purgatifs légers, répétés; les révulsifs, les dérivatifs (vésicatoire sur la tête, séton à la nuque) ; les toniques, le régime fortifiant, sont toujours indiqués.
Certains symptômes gênants, comme la douleur, etc., doivent être traités dans quelques cas.
Si la tumeur est syphilitique, il faut employer le traitement mixte au début, puis l'iodure de potassium à haute dose, associé aux toniques.
Pour les abcès, il y a quelques faits de trépanation.
Pour les anévrysmes, Goë a eu un succès complet après la ligature de la carotide. Ce sont des faits très-rares.
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Maladie» de la moelle* — Glasslflcatlon de» myélite». •«Ataxle locomotrice progri*e««lve«
Classification des myélites. — Tableau. Structure et embryologie de la moelle.
Ataxie locomotrice progressive. — I. Description de Duchenne. Idée générale — Symptômes : motilité ; anesthésie ; aaalyse physiologique de Tataxie ; douleurs : phénomènes oculaires; troubles génitaux, etc. — Marche et durée. — Pronostic. — Étiologie. — Historique.
Deux remarques sont indispensables, Messieurs, en passant des maladies de l'encéphale aux maladies de la