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et aux petits mammifères, au cobaye, par exemple, montre, par des évaluations exactes, que la force et l'énergie musculaires n'ont pas sensiblement perdu leur taux normal à la suite de l’ablation du cervelet. »
Ferrier a remarqué de son côté fort judicieusement dans ses expériences, que ses singes étaient susceplibles, malgré leur instabilité, de s’aggripper fortement avec leurs pattes, si bien, dit-il, que lorsqu'ils tiennent une chaise, il est difficile de leur faire lâcher prise.
Luciani appuie sa théorie de l'asthénie sur un autre argument assez séduisant en apparence, mais que Laborde réfute avec une parfaite justesse. Luciani a remarqué que certains de ces animaux nageaient sans difficulté, et il explique la possibilité de la natation en disant que l'animal a moins de force à déployer pour nager et se soutenir dans l’eau que pour marcher.
« L’argument, dit Laborde, pour le dire de suite, est plus spécieux que probant; il montre simplement qu’à cette période de l'expérience, l’animal est capable de se tenir en équilibre dans l’eau, et de réaliser la natation ; d'autant mieux que la natation constitue, pour le chien en particulier, un acte beaucoup moins compliqué que la marche et dont il n’x qu’à accomplir les mouvements, sans avoir à poser et conduire les pieds sur un. plan résistant. » EE ae:
Pour appuyer la notion de la conservation de ia force: musculaire après suppression de la fonction de cervelet, il ne mänque pas d'arguments cliniques à invoquer. Ainsi la malade de Vulpian, chez laquelle la locomotion était des plus désordonnée, « avait conservé une grande vigueur musculaire, et lorsqu'on lui tendait le