‹ Maladies infectieuses et parasitaires des osChapitre 105 sur 163 · BLENNORRHAGIE · texte numérisé non relu

BLENNORRHAGIE

Les arthropathies blennorrhagiques, qui constituent un groupe de formes cliniques bien connues, peuvent s'accompagner de lésions de voisinage, c'est-à-dire des tissus juxta- et extra-articulaires. On peut constater alors soit une polyarthrite, déformation pseudo-noueuse due à des hyperostoses amenant la déformation des extrémités osseuses et des cartilages épiphysaires (1), soit des périostites. Les périostites blennorrhagiques n'existent donc probablement pas à l'état isolé, elles compliquent les arthrites. Elles sont souvent tenaces et douloureuses. Récemment Fournier et Jacquet ont décrit le 'pied blennorrhagique caractérisé par une tuméfaction en masse du calcanéum attribuable à une périostite de cet os (2).

Les périostoses observées chez des sujets atteints de blennorrhagie peuvent se présenter sur les diverses parties du squelette. Le tiers inférieur du cubitus, le tibia, le tiers supérieur du péroné, les bords et angles de l'omoplate, les apophyses épineuses des vertèbres, plus rarement le grand trochanter, peuvent être le siège de tuméfactions. Habituellement, celles-ci s'effacent progressivement, cependant il peut subsister de l'hyperostose. Nous ne connaissons pas de cas terminés par suppuration.

S'il est difficile à l'heure actuelle de présenter une étude clinique de la périostite blennorrhagique, il en est de même de la pathogénie.

La question de l'infection blennorrhagique est à l'ordre du jour, mais non élucidée (3). Si au moment de la découverte du gonocoque de Neisser on crut pouvoir attribuer les complications de la blennorrhagie à cet agent virulent, on doit reconnaître aujourd'hui que le problème est toujours posé, mais non résolu. La périostite estelle due à la gonohémie? La technique bactériologique actuelle ne

(1) Fournier, Ann. de dermat. et de synt., 1869. — Aniarat, Thèse de Paris, 1891.

(2) Soc. franç. de dermat. et de syphil., 1892.

(3) Souplet, Th. Paris, 1893. — Patoir, Th. Lille, 1893.

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permet pas de déceler le gonocoque dans le sang. Est-elle due aux toxines sécrétées par le gonocoque? à une infection mixte ou secondaire? Il ne nous est pas permis de conclure dans un sens ou dans l'autre.

SECTION III

OSTÉOMYÉLITES TRAUMATIQUES.

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