‹ Maladies infectieuses et parasitaires des osChapitre 149 sur 163 · LÉSIONS SUPERFICIELLES · texte numérisé non relu

LÉSIONS SUPERFICIELLES

Tout à fait au début, le foyer parasitaire avoisinantl'os est assez nettement circonscrit, entouré de tissu fibreux, pour n'affecter que des rapports indirects avec le squelette. Accolée au périoste, la tumeur ou mieux l'abcès mycotique donne l'illusion d'une collection ossifluente. Appendue à la colonne vertébrale, elle semble bien provenir d'un foyer osseux primitif. En l'ouvrant on est surpris de ne pas trouver de point dénudé. Par une dissection minutieuse l'on acquiert la certitude que l'os est intact.

Une observation de Samter est particulièrement intéressante à ce point de vue. Pareille disposition est signalée pour la clavicule ; relativement aux côtes, nous pensons que d'assez nombreux cas d'actinomycose des côtes ne méritent ce titre qu'à cause du voisinage des fistules et des abcès avec ces derniers os. En réalité le parasite siégeant dans la plèvre ou le poumon s'est peu à peu creusé un chemin vers l'extérieur dans les espaces intercostaux.

A la mâchoire, la dénudation osseuse est fréquente mais non absolument constante. Liihr (1) a trouvé os et périoste intacts au voisinage de lésions mycotiques, tandis que de Norden (2) observait la disparition du périoste sur une étendue d'une pièce de cinq marcs et trouvait dans le maxillaire deux petits séquestres.

Évidemment le périoste ne réagit pas ; on a cependant signalé quelques ostéophytes : ce défaut de défense explique l'envahissement et la destruction successive du périoste et du tissu osseux sous-jacent. Décollé, puis détruit, le périoste laisse l'agent pathogène attaquer la surface de l'os, et s'étendre tout d'abord en surface.

Plusieurs corps vertébraux peuvent être ainsi dénudés, baignés par le liquide purulent ; la plus grande partie d'une ou de plusieurs côtes, du maxillaire, est altérée superficiellement; une section complète montre que les parties profondes ont échappé au processus.

Page 1