‹ Maladies infectieuses et parasitaires des osChapitre 21 sur 163 · LÉSIONS HELEVANT D'UN PROCESSUS DESTRUCTIF · texte numérisé non relu

LÉSIONS HELEVANT D'UN PROCESSUS DESTRUCTIF

Nécrose. — Variétés de séquestres. — Nécrose sans pus. — Élimination. — Tolérance. — Résorption des séquestres. — Pathogénie de la nécrose. — Rôle des vaisseaux, des nticrobes et de leurs produits solubles. — Résorption de portions osseuses plus ou moins étendues.

On désigne sous le nom de .nécrose la mortification du tissu osseux : les parties mortifiées complètement séparées ou encore partiellement adhérentes sont appelées séquestres.

Signalée par Duhamel (1743), séparée de la carie par Louis en 1774, la nécrose a été l'objet de travaux nombreux et remarquables, visant les uns les symptômes cliniques qui l'accompagnent, les autres et ce sont les plus nombreux, sa pathogénie.

Depuis l'époque où Chopart se servit pour la première fois de ce terme de nécrose, où Weidmann (1) fit connaître ses belles recherches, le faisceau de nos connaissances n'a pas cessé de s'accroître et nous ne pouvons que rappeler ici les expériences de Troja (2) sur la nécrose et la régénération des os, les études de Scarpa (3), de Miescher (4) sur la formation de l'os périostique, les publications contemporaines de Chassaignac, Klose, Gosselin, Boeckel, Volkmann, Lannelongue, Kœnig, Kortweg... (5) Nous ajouterons à cette très incomplète énumération le nom d'Ollier (6) dont les travaux ont fait la lumière sur tant de points obscurs de cette question de physiologie pathologique.

La nécrose n'est pas une maladie, elle est le reliquat ou la terminaison d'une maladie (Obier) ; celle-ci, ajouterons-nous, imprime aux séquestres un cachet spécial qui permet le plus souvent d'en reconnaître la provenance. Les ostéomyélites infectieuses, la tuberculose, la syphilis, les échinocoques peuvent déterminer la nécrose; mais quelles différences n'existe-t-il pas entre leurs séquestres au point de vue de la forme, de l'étendue, de la consistance et aussi

(1) Weidmann, De necrosi ossium. Francfort-sur-le-Mein, 1793.

(2) Troja, De novorum ossium regeneratione. Paris, 1775.

(3) Michon, De la carie et de la nécrose. Thèse agrégat., 1832.

(4) Sanson, De la carie et de la nécrose. Thèse concours, I83G.

(5) Gûterbock, De la nécrose totale des os longs. Arch. f. Ici. Med. Th. 1889.

(C) Ollier, traité expérimental et clinique de la régénération des <m-(1867). Encyclopédie internat, de chirurgie. T. IV.... Traité des résections, passim...

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