‹ Maladies infectieuses et parasitaires des osChapitre 52 sur 163 · GÉNÉRALISATION · texte numérisé non relu

GÉNÉRALISATION

« Les productions tuberculeuses semblent répandre dans leur voisinage une émanation infectante qui donne lieu à l'extension progressive du processus et au développement des granulations nouvelles dans une sphère voisine des nodules plus anciens. On observe ainsi, dans la tuberculose, des altérations des vaisseaux lymphatiques semblables à celles qui constituent la corde farcineuse dans la morve ou le farcin. »

C'est en ces termes que Villemin signale la généralisation des foyers tuberculeux aux reste de l'organisme. La marche de l'infection, locale d'abord, peut être suivie, comme il le dit, dans les ganglions et même les vaisseaux intéressés par les tubercules d'inoculation. Ces études l'amènent à pressentir l'existence d'un agent virulent, animé, vivant, capable de se multiplier: « l'inoculation du tubercule n'agit pas par la matière, visible et palpable, qui entre dans ce produit pathologique, mais en vertu d'un agent plus subtil qui s'y trouve contenu et qui échappe à nos sens » (1).

Les cordons solides, jaunâtres, formés parles lymphatiques pourraient en imposer pour des canaux charriant de la matière tuberculeuse, mais les parois de ces vaisseaux sont infiltrés de granulations, leur calibre obstrué ; la matière caséeuse qu'ils contiennent représente le centuple de celle qui a été déposée ; il y a donc eu formation de proche en proche par voie ascendante de ce produit pathologique.

(1) Villemin, p. 597.

Gangolphe. — .Maladies des os.

Que l'on ait inoculé des crachats ou du sang tuberculeux, ce dernier reste toujours le même; « il y a donc dans ces substances de nature et d'aspect différents, quelque chose de commun, un agent plus subtil capable de reproduire les mêmes lésions ! »

Nous tenions à citer ces quelques lignes pour montrer à quelles déductions l'analyse des faits avait conduit Villemin.

On peut admettre que la tuberculose localisée dans le tissu osseux peut se généraliser à distance par deux voies différentes, la voie lymphatique et la voie sanguine.

Page 1