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LES FORMIATES DANS LES MALADIES PAR « RALENTISSEMENT DE NUTRITION

Aussi, seront-ils d'une surprenante activité dans toutes les maladies que le professeur Bouchard a si justement appelées « maladies par ralentissement de nutrition ».

La nutrition sera ralentie dès que la production de formiates diminuera dans le sang, dès que la lumière et l'air, causes de leur activité, feront défaut. Rendons à ces malades des formiates, mais imposons en même temps l'exercice au grand air; sans quoi, cette médication héroïque sera plutôt nuisible.

En effet, chaque fois qu'une molécule de

formiate d'albumen passe d'un centre vital à celui qui lui est immédiatement supérieur, il perd sous forme de carbonate et de phosphate terreux une ou plusieurs molécules d'acide formique. C'est grâce à l'énergie potentielle cédée par ces molécules, que le groupement albumen a pu progresser d'un pas.

Mais pour que l'acide formique puisse céder toute son éijergie, il est indispensable qu'il s'oxyde. L'oxygène réglera donc en partie l'activité des échanges moléculaires.

Si nous activons d'un côté ces échanges en donnant des formiates et si nous les gênons de l'autre en restreignant l'oxygène, il se formera avec ces molécules formiques à énergie potentielle réduite des composés intermédiaires qui seront de vrais poisons pour l'organisme. Ces composés nouveaux, produits comme l'alcool par une oxydation incomplète des sels formiques, seront retenus dans le foie et entraînés par la bile.

Le foie jouera pour eux le même rôle que le rein pour les composés formiques à énergie complètement épuisée. Comme les premiers n'ont pu céder à l'organisme toute

leur énergie potentielle, ils seront encore utilisés dans la digestion pour émulsionner les graisses.

Les formiates seront encore nuisibles aux malades qui se défendent énergiquement.

La congestion, nous le savons, est le phénomène qui accompagne toujours les actes de défense de l'organisme. Si nous donnons des formiates à un malade qui a une bronchite capillaire, par exemple, nous risquons fort de le tuer en rendant la lutte plus violente.

Dans ces cas, il faut au contraire ouvrir les portes aux albumines. C'est ainsi qu'agissent les émissions sanguines, les révulsions de toutes sortes, le vésicatoire, qui enlève de la fibrine et permet les fuites.

Les formiates peuvent être utiles dans toutes les maladies, mais non pas dans tous les cas.

Les sels formiques ne sont pas toxiques malgré leur extraordinaire activité : j'en ai pris moi-même, sans besoin, 6 grammes par jour sans d'autres inconvénients qu'un énervement considérable.

Quand on aura soigné deux ou trois ma-

lades avec les sels formîques on ne doutera plus de cette vérité fondamentale qu'il y a d'un côté : la maladie avec les microbes et leur toxine, de Vautre la loi de défense avec les glucoses et V acide formique.

Quant aux maladies résultant des troubles de la nutrition, elles proviendront, pour la plupart, d'un manque d'oxydation des sels formiques à énergie potentielle épuisée.

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