‹ Maladies nerveuses des auteurs, rapportées à l'irritation de l'encéphale, des nerfs cérébro-rachidiens et splanchniques, avec ou sans inflammationChapitre 19 sur 51 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

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Des Maladies de l Encéphale considérées par les auteurs comme nécroses ; rapportées à l Irritation v as culo -nerveuse et inflammatoire du Cerveau et de la Moelle épinière .

Les maladies désignées sous le nom de névroses des fonctions cérébrales, attribuées à la nervosité et à une modification inappréciable de l’encéphale, sont toutes, sans exception, le produit de l’irritation inflammatoire du cerveau ; cette irritation détermine, chez les uns, l’épilepsie, la catalepsie, la chorée ; chez d’autres, la folie, la manie ; ces différences dans l’action d’une cause toujours identique , l’irritation pathologique , semblent dépendre du degré de cette irritation, de 1 idiosyncrasie individuelle , et peut-être de la partie du cerveau qui est affectée ; les diverses nuances de l’érection vitale morbide de l’encéphale produisent, lorsqu’elles persévèrent, un dérangement plus ou moins complet des facqltés intellectuelles, des convulsions, et l’apoplexie. Ces désordres se manifestent quelquefois à la

ICO T) ES ÏIIRITATIONS ENCEPHALIQUES.

suite des inflammations ce'rébrales aigues dont la terminaison n’a pas été franche ; ils surviennent également par cause morale, ou bien encore ils sont précédés de l’irritation primitive des voies digestives, de la matrice; l’irritation cérébrale prolongée développe des douleurs gravatives, lancinantes, pulsatives, des éblouissemens, des étourdissemens , des vertiges; elle s’accompagne de lésions musculaires , de mouvemens convulsifs ; l’activité des fonctions des sens est en même temps diminuée ou augmentée , suivant la modification particulière qu’éprouve leur système nerveux ; lorsque l’affection est mal traitée ou négligée , les malades s’aperçoivent qu’ils ont de la peine à gouverner leurs muscles, parce que la direction des mouvemens musculaires exige, de la part du cerveau, une attention qui n’est pas habituelle; ils parlent avec difficulté, ils bégayent, ce qui tient à l’engorgement du cerveau , comme on le remarque dans le premier degré de l’ivresse , puis ils sont agités de mouvemens convulsifs dans les muscles qui correspondent à la partie malade de l’encéphale. Les facultés intellectuelles résistent encore, et les hommes les mieux organisés délirent moins promptement que les autres; néanmoins, les fonctions cérébrales s’altèrent, la mémoire de-

DES IRRITATIONS ENCÉPHALIQUES. ÏOI

vient infidèle, elle se perd bientôt, et la confusion des idées imprime à la physionomie un air d’étonnement , de stupeur ou d’imbécillité ; on remarque en meme temps une diminution d’activité dans les fonctions de relation , avec prédominence du sommeil sur l’état de veille. Lorsque l’irritation cérébrale persévère, il survient soit une folie, soit une hémiplégie, ou bien l’épilepsie, la catalepsie, un état soporeux fébril ; enfin , les malades périssent dans une aliénation mentale complète , ou sont frappés d’apoplexie.

D’après ce qui précède, les irritations cérébrales qui se prolongent , aboutissent toutes à l’inflammation et à l’hémorragie lorsque l’irritation est idiopathique dans le cerveau ; celles qui proviennent de l’inflammation des voies digestives ou d’un autre viscère, n’atteignent pas toujours la désorganisation, attendu que la mort peut survenir avant l’entier développement des désordres locaux de l’encéphale; mais, dans ces deux circonstances, le cerveau tend toujours à s’enflammer et à se désorganiser.

Les ouvertures des cadavres présentent divers genres d’altérations organiques qui dépendent de la durée , de l’intensité de l’irritation morbide ; lorsque les malades périssent dans le commencement de la maladie, le cerveau n’offre

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