PSEUDO-RHUMATISMES
Il est d'autres maladies auxquelles on a encore donné le nom . de rhumatisme et qui ont reçu cette appellation parce qu'elles comptent Tarthrite au nombre de leurs manifestations. Hais, de même que le refroidissement, que la fluxion, que la douleur, que la soudaineté et la mobilité des phénomènes fluxionnaires ou douloureux ne caractérisent pas essentiellement ce qui est rhumatismal, de même Tarthrite n'est pas caractéristique du rhumatisine. Gela ne fait pas doute pour Tarthrite traumatique ; c'est également admis pour les arthrites scrofuleuses, syphilitiques, goutteuses, pour celles de Tinfection purulente ou de la morve. C'est yrai également pour d'autres arthropathies solitaires ou multiples, pour les pseudo-rhumatismes de Térysipèle, de la dysenterie, des angines, de certaines bronchites purulentes, de la scarlatine, de la variole, et pour ces autres pseudo-rhumatismes essentiellement différents les uns des autres, qu*on a indûment réunis sous le nom de rhumatisme génital, qui compliquent la blennorrhagie, le cathétérisme, la menstruation, la dysménorrhée membraneuse, la grossesse, les suites de couches, Tallaitement, la ménopause, la chlorose et l'hystérie. Au cours de ces états divers, morbides, accidentels ou physiologiques, le rhumatisme vrai peut se développer. Théoriquement, ce n'est pas impossible ; effectivement, c'est infiniment rare. Le rhumatisme faux, l'afthrite secondaire, le pseudo-rhumatisme est incomparablement plus fréquent. On objecte toujours que, au cours de ces pseudo-rhumatismes, il n'est pas rare de voir survenir d'autres inflammations des membranes séreuses, des pleurésies^ des péricardites, des endocardites ; et on y veut voir un caractère qui obligerait à reconnaître la nature rhumatismale. Mais, dans la morve aussi et dans l'infection purulente, on voit coexister des inflammations des grandes séreuses, à côté des inflammations articulaires. La production de déterminations secondaires, à la fois sur les séreuses et sur les jointures, n'appartient donc pas exclusivement au rhumatisme. C'est, je puis le dire, un caractère commun d'un grand nombre de maladies infectieuses, et c'est par le procédé de l'infection que se forment, à titre de foyers secondaires, ces pleurésies, ces péricar-