‹ Maladies par ralentissement de la nutritionChapitre 68 sur 194 · RAPPORTS DE L'ALBUMINURIE · texte numérisé non relu

RAPPORTS DE L'ALBUMINURIE

qu'elle est Tindice d^une altération secondaire de la nutrition capable de rendre le pronostic plus sérieux. En effet, la phthisie diabétique existe presque exclusivement chez les malades qui sont en même temps albuminuriques ; j*ai vu Talbuminurie faire défaut une seule fois dans la phthisie diabétique, et j'ai vu la phthisie survenir dans près du cinquième des cas (18 0/0) chez les diabétiques albuminuriques, tandis que dans la totalité des cas de diabète, la phthisie ne survient que 8 fois sur 100.

De même, l'albuminurie paraît ne pas être sans influence sur la production de la cataracte. La fréquence de cette complication du diabète serait, d'après mes observations, de 9 0/0 chez les malades albuminuriques, tandis qu'elle n'est que de ^ 0/0 dans la totalité des cas de diabète.

L'albuminurie indique donc un vice plus profond' de la nutrition; peut-être même aggrave-t-elle une nutrition déjà défectueuse. Mais n'allez pas conclure de là que Talbuminurie est la compagne de la consomption diabétique, car plus de la moitié des diabétiques albuminuriques sont en même temps des obèses. La 'proportion de l'obésité dans le diabète avec albuminurie est de 6& 0/0.

L'albuminurie du diabète]n'apparatt pas dès le début de la maladie; mais elle n'est pas toujours tardive. Elle est souvent transitoire, et, quand elle a paru une fois, elle reparaît ensuite facilement et peut enfin devenir permanente. Le plus souvent, cette albuminurie est très légère ; les réactifs les plus délicats ne dénotent «dans les urines que des traces d'albumine. On ne trouve presque jamais des quantités considérables de cette substance ; il est même rare que le chiffre de l'albumine atteigne 2 grammes par litre. Une seule fois, j'ai trouvé le chiffre énorme de 15 grammes d'albumine en vingt-quatre heures chez un malade qui rendait 2 litres d'urine. Ces chiffres énormes, et même des chiffres notablement inférieurs, indiquent Texistence d'une lésion rénale ; mais dans l'immense migorité des cas, chez les diabétiques albuminuriques, on ne constate pas les signes^ et Ton ne découvre pas les lésions d'une affection des reins. Rayer croyait, et il a accrédité cette opinion, que l'apparition de Talbuminurie

Page 1