‹ Maladies par ralentissement de la nutritionChapitre 69 sur 194 · ALBUMINURIE DIABÉTIQUE · texte numérisé non relu

ALBUMINURIE DIABÉTIQUE

iDdique que le diabète se complique de mal de Bright. Mais, €hez les diabétiques^ albuminuriques, vous ne trouverez, le plus souvent, ni cylindres dans les sédiments urinaires, ni troubles cardiaques, palpitations, bruit de galop, hypertrophie; les cedèmes peuvent ne pas exister, la céphalée fait défaut; vous ne •constatez ni troubles de la vue, ni modifications de Touîe; la polyurie même peut manquer. Enfin à4'autopsie, vous ne trouvez ni le gros rein blanc, ni le rein contracté, ni le rein arayloîde. Ce n'est pas à dire que le mal de Bright ne puisse pas se développer chez les diabétiques. Chez celui en particulier qui ma fourni cette quantité énorme de 15 grammes d'albumine en vingt-quatre heures, j'ai observé les céphalées, les vomissements, les œdèmes, les troubles de la vue, le bruit de galop, et le malade a succombé avec l'ensemble des accidents cardiaques et urémiques, qui appartiennent à la néphrite interstitielle.

Il faut donc, dans la grande majorité des cas, chercher à l'albuminurie diabétique une explication autre que l'existence d'une lésion rénale suriyoutée, et l'on a multiplié les hypothèses. Bernard avait signalé ce fait, que la piqûre du bulbe un pea au-dessus du point dont la lésion provoque la glycosurie, amenait la sécrétion d'urines albumineuses. Les partisans de la théorie nerveuse du diabète en ont conclu que le diabète, étant dû à une modification de l'innervation iHilbaire, pouvait s'accompagner d'albuminurie si le processus pathologique dépassait ia zone étroite qui tient sous sa dépendance la glycosurie, et atteignait la zone dont les désordres peuvent amener la filtration de l'albumine à travers les reins. Ce n'est là qu'une hypothèse ingénieuse, que je ne pourrais combattre sans rentrer dans la discussion de la pathogénie du diabète, et à laquelle, d'ailleurs, j'opposerai dans un instant un nouvel argument.

On a pensé que l'albuminurie pouvait être l'un des efiets de ia polyphagie. On a invoqué ce fait signalé, dès 18A5, par Patrick Tegart, de l'albuminurie résultant de l'ingestion en excès des substances albuminoldes. Mais la polyphagie est l'exception dans

I le diabète sucré, et l'albuminurie manque très souvent dans les

I diabètes avec polyphagie.

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