ORIGINES DE L*ALBUMINURIE DIABÉTIQUE
On a supposé aussi que Falbumine pouvait être introduite dans les urines par une exsudation inflammatoire d'une région quelconque des voies urinaires et en particulier de cette pyélite qui est assurément fréquente dans le diabète sucré. Mais, s'il en était ainsi, on devrait trouver dans les urines des diabétiques albuminuriques, des leucocytes et des cellules épithéliales qui font défaut dans la majorité des cas.
On a admis enfin que Falbuminurie diabétique peut être due à la filtration de Talbumine du sang à travers un rein normal, sous rinfluence d'une augmentation de la tension vasculàire. S*il en était ainsi, Talbuminurie devrait être en rapport avec la polyurie, puisque cette dernière est Texpression d'une augmentation de la tension artérielle. Or, dans le diabète, Talbuminurie n*appartient qu'exceptionnellement aux cas qui s'accompagnent de polyurie intense, et on la rencontre souvent chez les malades qui n*excrètent qu'une quantité normale d'urine.
Il faut donc chercher ailleurs la cause de cette albuminurie.
Nous pensons qu'elle existe dans un vice plus profond de la nutrition ; nous pensons que le diabète peut, dans certaines conditions, modifier les métamorphoses normales que la matière subit dans les éléments anatomiques, et que ces éléments peuvent livrer à la translation d'expulsion leur matière albumi- Dolde, sans lui avoir fait subir les transformations chimiques qui doivent l'amener à l'état de matière cristalloîde.
Nous admettons enfin que cette albuminurie n'est pas due à la filtration de l'albumine du sang, mais qu'elle est, suivant l'opinion de Semmola et de Stockvis, en rapport avec une désassimilation viciée. Je l'aurai prouvé, si je parviens à vous démontrer que cette matière protéique n'est pas chimiquement ralbumine du sang.
Si après avoir coagulé par les réactifs l'urine albumineuse de l'une quelconque des variétés du mal de Bright, ou de la cystite, ou de l'hémorrhagie rénale ou vésicale, on soumet le liquide ainsi rendu opaque à Tactiou de la chaleur, on observe que la matière opalescente se rétracte en flocons ou en grumeaux dont le volume, diminuant rapidement, laisse sourdre son