‹ Maladies par ralentissement de la nutritionChapitre 71 sur 194 · ALBUMINURIE DIABÉTIQUE · texte numérisé non relu

ALBUMINURIE DIABÉTIQUE

conteDU liquide, de telle sorte qu'au baut de quelques instauts, Furine est redevenue transparente bien que tenant en suspension des masses rétractées d'albumine qui gagnent bientôt le fond du tube. Ce phénomène de la rétraction, sous Tinfluence de la chaleur, de Talbumine précipitée par les réactifs, s'ob* serve surtout quand la précipitation a été obtenue par Tacide picrique ou par Tiodure double de mercure et de potassium en solution acide. Le même phénomène s'observe quand, le rein étant sain, l'albumine a filtré sous l'influence d'une augmentation de la tension artérielle, ou quand l'urine normale a été accidentellement mélangée à des produits albumineux de sécrétion vaginale, ou quand on mélange artificiellement de Palbumine ou du sérum avec l'urine. Au contraire, si l'on ajoute Faction de la chaleur à celle des réactifs dans les cas où l'urine albumineuse est fournie par des malades atteints de fièvre typhoïde, de pneumonies ou de pleurésies graves, de rhumatisme avec hyperthermie , d'érysipèle, d'intoxications aiguës mercurielle ou saturnine, de chlorose intense, de cachexie cardiaque, de diabète, l'urine reste opalescente, et l'on n'observe pas la rétraction du précipité, à moins que ces maladies soient compliquées de néphrite. La matière albuminoîde des urines n'est donc pas, dans ces cas, l'albumine du sang; elle ne peut être qu'une matière protéique dont nous ne connaissons, par cette réaction, qu'un caractère physique grossier, qui ne peut avoir pour origine que la destruction plus rapide des globules ou la désassimilation viciée des éléments anatomiques.

Cette réaction démontre que la grande majorité des cas d'albuminurie diabétique, ne dépend ni d'une lésion du rein, ni d'une pyélite, ni d'un excès de la tension artérielle produite ou non par un état pathologique du bulbe, ni de la polyphagie; et même, si l'on voulait invoquer dans ce cas la peptonurie, la chaleur appliquée après l'action des réactifs produirait la dissolution du précipité, ce qui n*a pas lieu.

Dans le cas, au contraire, où le diabète se complique de maladie de Bright, j'ai pu constater de la façon la plus nette la rétraction du coagulum.

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