‹ Maladies par ralentissement de la nutritionChapitre 87 sur 194 · TRANSFORMATIONS ALIMENTAIRES · texte numérisé non relu

TRANSFORMATIONS ALIMENTAIRES

brûlée, quand le sucre n'est pas assimilé par les lissus, de même encore, on voit souvent la lithiase coïncider avec Tobésité, ou Tobésité s'associer au diabète. Si nous passons à un degré plus élevé de ce vice de la nutrition où rinsuffisance des mutations nutritives épargnera même la matière azotée, nous verrons que ce trouble plus profond apporté aux métamorphoses de la matière vivante aboutira à des maladies particulières, à la gravelle, à la goutte, au rhumatisme. Mais nous verrons subsister, en même temps, le défaut d'élaboration des acides, de la cholestérine, des graisses, du sucre, et comme conséquence nous verrons coexister des maladies qui naissent de la mauvaise transformation de ces substances; et ces maladies, s'associanl à la gravelle, à la goutte, au rhumatisme, créeront une complexité pathologique d'autant plus grande que le défaut de la nutrition s'attaquera à des substances organiques d'un ordre plus élevé.

Ainsi, en raison de cette complexité, les maladies dont nous allons aborder l'étude pathogénique, réalisent non seulement l'histoire de l'élaboration insuffisante d'un seul principe immédiat, mais résument en quelque sorte les altérations qui sont la conséquence d'un défaut dans Télaboration de toutes les parties constituantes du corps et, par conséquent, de toutes les parties qui composent les aliments.

Pour arriver à l'intelligence de ces troubles complexes, il ne sera pas nécessaire de revenir sur les particularités des métamorphoses que les aliments ternaires subissent dans l'organisme; mais il paraîtra sans doute utile que nous indiquions les principales phases de l'élaboration normale de la substance azotée.

Les aliments azotés, l'albumine animale ou végétale, la fibrine animale ou végétale, la caséine, la léguniine, les substances protéiques en un mot, subissent dans l'estomac et dans rintestin des modifications qui les font passer à l'état de peptones. Les peptones introduites dans le sang subissent, soit dans le sang, soit dans des organes de perfectionnement, des modifications nouvv'lles qui les transforment en albumine du

sang, en globuline, en hémoglobine, en caséine, etc. Tous ces composés sont des substances azotées, quaternaires, auxquelles s'ajoute le soufre comme équivalent de combinaison; dans Tune d'elles, le fer intervient également comme élément de constitution.

Ces matières protéiques du sang, élaborées ensuite par les tissus, donnent dans les organes, les acides biliaires glycocholique et taurocholique, ce dernier riche en soufre, la Dévrine, la tyrosine, la leucine, la xanthine^ Thypoxanthine, la créatine, la sarcosine ; enfin ces matières, subissant des métamorphoses plus avancées, quittent les organes à Tétat de substances excrémentitielles qui ne sont pas toutes azotées. En effet, la matière protéique subit un dédoublement qui donne, d'une part, des principes azotés cristalloïdes, d'autre part, deux séries de corps organiques non azotés, et enfin des corps inorganiques.

Les produits azotés de la destruction de la matière protéique sont Tacide uriquc, Tacide oxalurique, Tacide hippurique, Turée, la créatine, les matières colorantes; je ne cite que les principaux. Viennent ensuite ces deux séries dacides que je vous ai déjà indiqués dans la 5* leçon, les uns qui paraissent dériver de Tinosite ou des sucres organiques et qui ont pour type et pour point de départ Tacide lactique, les autres qui dérivent des matières grasses produites par la désassimilation de la matière protéique. Ces deux séries d acides aboutissent normalement, par voie d'oxydation, à l'eau et à Tacide carbonique ; mais, incomplètement oxydés, ils peuvent s'accumuler. Parmi les degrés intermédiaires de la transformation d(' ces deux séries d'acides, nous trouvons Tacide oxalique, qui peut aussi dériver directement des acides urique et oxalurique. Enfin deux acides minéraux résultent de l'oxydation du soufre, des substances albuminoîdes et du phosphore de quelques•une^ de ces substances : ce so)it l'acide sulfurique et l'acide phospho* rique, qui dépassent dans les excréta la quantité de ces acides contenus dans les ingesta. Quant au fer, il s*éUmine surtout avec les matières colorantes, soit par Tintestin, soit par le^ urines; mais on le trouve aussi combiné à l'acide phosphoriqut' dans les déjections alvines.

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