‹ Maladies par ralentissement de la nutritionChapitre 90 sur 194 · UTILITÉ DE L'BAU · texte numérisé non relu

UTILITÉ DE L'BAU

(ent les mélaniorplioses de la matière. J'ai dit et je rappellerai encore que Teau ingérée en abondance augmente Turée éliminée, non en lavant mieux le sang et les tissus, mais en augmentant la production de cette substance excrémentitielle. De même, Teau en trop faible quantité nuit à la désassimilation, car, laissant s'accumuler dans le sang les produits de la dénutrition, elle amène bientôt un équilibre entre les matières excrémentitielles à l'intérieur et à Textérieur des éléments; les conditions de l'osmose sont alors suspendues, le mouvement de la matière s'arrête dans les cellules, la nutrition est entravée. Un autre inconvénient de Tinsuffisance de Teau, c'est que les matériaux de destruction du corps peuvent se trouver à Tétat de saturation dans les liquides chargés de la dépuration, et que la précipitation peut s'opérer même dans l'intérieur de l'organisme. Ainsi Tinsuffisance de l'eau ralentit la nutrition, vicie les tissus et les humeurs en laissant s'accumuler les produits excrémentitiels, permet enGn à ces produits de se déposer soit dans les organes, soit dans les réservoirs ou dans les canaux d'excrétion. Pour que ces accidents ne se produisent pas, il faut que l'eau soit en quantité suffisante pour fournir à la perspiration cutanée et pulmonaire, et pour fournir en outre à la sécrétion rénale une masse de liquide, qui, étant à l'état normal de 1350 centimètres cubes, ne peut jamais descendre au-dessous de 500 centimètres cubes par jour sans qu'il en résulte des accidents pathologiques. Il faut en moyenne 20 grammes d'eau par jour pour laver un kilogramme du corps, et cette quantité ne peut sans inconvénient descendre au-dessous de 7 grammes. Or, quelle est la quantité de boissons nécessaire pour que ce minimum de sécrétion urinaire puisse s'effectuer?

L'homme adulte échange chaque |our avec le monde extérieur de 2250 à 4500 grammes de matière, sur lesquels la matière solide sèche ne compte que pour 500 à 600 grammes. Cette matière sèche est associée à l'eau de constitution et à l'eau de préparation deç aliments, ce qui double à peu près son poids et porte aux chiffres de 900 à 1200 grammes le chiffre des aliments solides tels qu'ils sont ingérés. Ajoutez à cela l'eau des

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boissons, qui varie de 600 à 2500 grammes et qui est en moyeoDe de 1000 à 1500 grammes. Ces aliments sont mis en conflit dans Torganisme avec 700 à 750 grammes d'oxygène. Le produit de cette oxydation, c'est l'urée et autres produits azotés moins oxydés, ies matières minérales excrémentitieiles, Tacide carbonique etTeau. Il s'élimine par la peau 300 grammes d*eau et 500 par les poumons. Gomme Teau formée dans Torganisme par la combustion des aliments n'excède guère 300 grammes, comme l'eau de constitution des aliments ne dépasse guère 600 grammes, on voit que l'eau introduite avec les aliments solides et l'eau formée dans le corps suffisent à peu près exactement aux exhalations pulmonaire et cutanée, deux déperditions aqueuses que Thomme ne peut pas supprimer ni modérer. L'eau des urines dépendra donc presque tout entière des boissons ; et, puisque 500 centimètres cubes d'urine sont un minimum, l'homme qui se nourrit normalement devra lyouterà ses aliments solides au moins AOO à 500 grammes de boissons. Si l'organisme n'a pas chaque jour à sa disposition ce minimum de boissons, la nutrition se ralentit, la température s'abaisse, le sang et les tissus s'encrassent, Tacide urique augmente, les urates s'accumulent et se précipitent. Et ce minimum de boissons devra augmenter si les aliments solides augmentent, caries produits de leur combustion exigeront une plus grande quantité do liquide dissolvant. Il devra augmenter même si les aliments solides sont réduits ou supprimés, car nous avons dit qu'ils introduisaient déjà 400 à 600 grammes d'eau qu'il faudra remplacer.

Vous le voyez, il y a une proportion entre les divers éléments constituants de Talimentation, et, si cette proportion peut san> inconvénient varier dans certaines limites, ces limites ne sont pas très larges et ne peuvent être franchies d'une façon habiluollo sans qu'il en résulte un état de Torganisme incompatible n>eo la sanlo et avec la vie. Pour chaque kilogramme du corps. A grammes île \iando alimentaire comptée sans os, sans aponévroses et sans graisses, représentent la quantité nécessaire lunirrtMuplacer les pertes qui résultent des mutations nutritives.

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