INTRODUCTION
secondaires souvent incurables. Nous avons vu, encore cette année, chez un officier de trente-liuit ans, une véritablerétraction des muscles des membres inférieurs ayant pour cause la transformation du tissu fibreux en tissu cartilagineux. Cette rétraction musculaire , résultat de tumeurs gommeuses , a résisté à toute médication spécifique interne et aux moyens externes employés avec persévérance jusqu'à ce jour. {Nous publierons cette observation.)
Des tumeurs semblables peuvent également se développer ailleurs, dans les poumons par exemple, et donner lieu à la phtliisie pubnonaire, ou dans le cerveau, et entraîner nonseulement des paralysies simples, mais encore tous les troubles, tous les accidents que peut amener une lésion de l 'encéphale.
Bien que tous les points du système osseux puissent être le siège des altérations spécifiques, les os du crâne et du racliis sont ceux qui, en raison de leur rapport plus direct avec les trajets nerveux^ déterminent le plus fréquemment des paralysies syphilitiques.
Il résulte de ces considérations, que la paralysie syphilitique des nerfs crâniens n'appartient qu'à la syphilis secondaire, et surtout à la syphilis tertiaire, et que cette névrose est le résultat des rapports des exostoses ou des tumeurs gommeuses avec ces nerfs; c'est-à-dire Veffet de la compression plus ou moins forte, plus ou moins étendue, ([ueces productions exercent sur les nerfs crâniens.
Ajoutons enfin i\ut\ lors(|ue des désordres nerveux éclatent au d(''l)ut des accidents spcoiidaires, leur invasion est presque
toujours briîsiiue et cooiiiie apoplectifonue; lorsque ces troubles, au contraire, surviennent vers la fin des accidents secondaires, et surtout au milieu des accidents tertiaires, ils ont une marche lente et tout à fait chronique. Mais dans tous les cas, ces troubles sont caractérisés par l'altération ou l'abolition de la motilité ou de la sensibilité de la partie où se rend le nerf aîïecté. ïl n'est presque pas possible qu'il y ait abolition de la sensibilité sans que l'on constate en môme temps la perte de la contractilité ou de la motilité. Toutefois, il est des cas où la sensibilité est d'abord exaltée, puis diminuée, et enfin complètement abolie.
Paris, le 27 juillet 1861.
J.-M. BEYKAN.
MALADIES VENERIENNES