‹ Malebranche (volume 2)Chapitre 37 sur 96 · Rech.de la Vérité, 1. Vi, IP p., ch. ni · texte numérisé non relu

Rech.de la Vérité, 1. Vi, IP p., ch. ni

HALEBRAMCHE.

lonté, cette impression continuelle que 'éés nous communique : et il n'est pas der où elle nous porte. Puisque Dieu t que pour lui et pour sa gloire, et la t qu'il nous imprime ne peut être que dont il est la substance. Ainsi, « nul i-méme ni le principe de son amour, iiî l'anime et qui le conduit ». Il n'est me sa propre force et son propre élan ime sa propre lumière. C'est Celui qui i lumière qui est en même temps la i)ien et l'excitateur de son amour.

l vers lequel l'homme est ainsi porté in mouvement direct, n'existe pleineeut qu'en Dieu. Mais comme l'étendue ;rouve dans les créatures qui y parant, ainsi le bien général est participé liens particuliers. Aller à ces biens et e, voilà le propre de l'agitation ou de me humaine. Ce n'est pas qu'elle ait

moins de ressort et d'énergie. « Dieu urs vers lui d'une force égale; l'imuvement naturel qui nous porte vers nte ni ne diminue jamais. » On sait

cartésiens la quantité du mouvement s les corps ; la direction qu'elle reçoit i, d'après Malebrasche, l'àme, elle

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LE METAPHYSICIEN. 111

li, garde toujours la même quantité de force qu'elle a reçue : seulement elle la disperse, elle Fégare ; elle ne suit pas, dans sa ligne droite, le mouvement initial auquel elle devrait céder. Quand elle se détourne et surtout s'arrête à un bien particulier, elle sent qu'elle a « du mouvement pour aller plus loin * » ; voilà ce qui fait son péché. Elle va donc d'objets en objets, voyant confusément quelque bien dans les uns et dans les autres; et en eflfet il y en a un. Mais aucun de ces biens incomplets n'est capable delà satisfaire; aussi, après avoir dévié un instant vers celui-ci ou vers celui-là, après s'être arrêtée ou reposée, reprend-elle vite son inquiétude. « // n'y a rien qui puisse arrêter le mouvement de VAme que Celui qui le lui imprime. »

Cependant, par l'action même de Dieu, nos inclinations nous portent malgré nous et doivent nous porter vers le bien des autres ; car Dieu aimant sans cesse les ouvrages qu'il produit, il imprime aussi sans cesse dans notre cœur un amour pareil au sien. Pour que l'amour naturel que nous avons pour nous n'affaiblisse pas trop celui qu'il veut nous faire éprouver pour les autres créatures, il nous a liés à elles de telle sorte que naturellement leurs maux nous affligent et leurs joies nous réjouissent, que leur grandeur ou leur abaissement grandit ou humilie notre propre être , bref, que nous aimons un être d'autant plus qu'il est une part plus considérable du tout que nous composons avec lui ^.

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